ASM clermont auvergne rugby
« La société de consommation porte mal son nom, car un con ne fait généralement pas de sommation avant de dire une connerie en société. »

La vie de supporter de l'ASM n'est qu'une suite de petites déceptions au milieu desquelles survient, de temps en temps, une grande désillusion


« Les personnages et les situations de ce forum étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »


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sitotoetela
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Re: xv de france

le Mar 4 Oct 2011 - 20:57
Les mots très durs employés par Marc Lièvremont à l’égard de ses joueurs toucheront-ils l’orgueil du XV de France? Nous le saurons lors du quart de finale de cette coupe du monde de rugby contre l’Angleterre dont personne ne semble plus rien attendre si ce n’est une sortie de la compétition que l’on souhaite au moins décente. A l’inverse d’un Raymond Domenech, pour lequel il avoue avoir de l’admiration, Marc Lièvremont n’a usé d’aucune langue de bois ni d’aucun cynisme pour décrire la situation actuelle.

Après avoir accueilli la défaite contre Tonga avec des larmes dans les yeux, il a refusé de botter en touche en utilisant un langage de vérité assez saisissant et même cru dans le sillage de ses échanges déjà très francs du collier avec les journalistes français:

«On est dans une société où l'image est importante. J'ai vu des joueurs avec leur agent la veille du match et après le match au lieu de se rassembler. Je sais qu'ils ont une carrière à gérer, une presse peut-être à satisfaire. Le rugby français et les joueurs se sont gaussés des footballeurs l'an passé. Mais d'une certaine manière, on n'est pas descendus du bus. J'avais envie de leur citer ce poème africain, mais bon: "Le chimpanzé, quelle que soit la laideur de son fils, et quelle que soit sa faute grave, ne le laisse jamais tomber par terre." Cela va du staff vers les joueurs, des joueurs vers leurs performances.»

A la dérive, Marc Lièvremont n’est peut-être pas le sélectionneur qu’il fallait à l’équipe de France, mais c’est un homme intelligent et attachant, comme l’avait montré un long documentaire passé sur France 2 au mois d’août. Ses choix tactiques en ont désarçonné plus d’un et continuent de soulever des questions.

Sa communication, longtemps mutique puis devenue baroque, a pu troubler à l’image de ces propos très directs et très vifs de dimanche qui faisaient évidemment écho au fiasco de l’équipe de France de football lors du Mondial en Afrique du Sud, et stigmatisaient aussi le fait que l’individuel, même en rugby, semblait avoir désormais dépassé le collectif en raison des intérêts particuliers de chacun. D’où l’allusion aux «agents» et aux «carrières à gérer».

Tout cela n’explique pas le pauvre jeu de cette équipe de France, même s’il est clair que le sélectionneur paraît avoir été abandonné en rase campagne néo-zélandaise par ses joueurs. Car s’ils avaient été professionnels jusqu’au bout, les Français auraient dû battre les Tonguiens.
Je ne veux pas quitter mon banc

En sport, le rôle d’un entraîneur de très haut niveau, écrasé sous des pressions de toute nature, est aujourd’hui bien difficile. Arsène Wenger, qui a longtemps cru que Fabregas allait rester à Arsenal et qui a été surpris par la demande de Samir Nasri de quitter le club pour Manchester City, paie actuellement pour le savoir malgré ses 15 ans passés à la tête du club. La loyauté et la naïveté ne sont plus forcément de saison.

Il y a quelques jours, de ce point de vue, le football a basculé dans une autre dimension qui doit être la 167e si ce n’est plus. Lors de la rencontre de Ligue des champions qui opposait le Bayern Munich à Manchester City, Carlos Tevez, remplaçant, à qui Roberto Mancini demandait de s’échauffer pour entrer en jeu alors que les Allemands menaient 2-0, a carrément refusé de se lever et fait la grève sur son banc.

L’Argentin, payé quelque 300.000 euros par semaine, qui a perdu son brassard de capitaine et n’a été titularisé que deux fois cette saison, ne se sentait pas en état de jouer! Tevez va devoir quitter Manchester City, ce qui lui fera probablement une belle jambe dans la mesure où son agent lui trouvera probablement un autre employeur pour lui verser les mêmes salaires astronomiques (et même peut-être plus).

Heureusement, le rugby n’en est pas encore là; mais penser à soi avant de penser au groupe, la tentation est de plus en plus là. Pour être le manager d’une telle colonie d’ego et faire le ménage correctement quand cela est nécessaire, il faut avoir une sacrée poigne, une aura incontestable et désirer vraiment être à un tel poste.

Or Marc Lièvremont n’a jamais été candidat à la fonction qu’il occupe aujourd’hui. Sa nomination en 2007, afin de remplacer Bernard Laporte parti dans une certaine odeur de soufre, avait laissé pantois de nombreux observateurs. Le CV de Lièvremont, ancien entraîneur de Dax et de l’équipe de France des moins de 21 ans, n’avait pas convaincu grand monde à part Bernard Lapasset, alors président de la Fédération française de rugby, et Jean-Claude DSK-rela, le directeur technique national, qui l’avaient choisi.
Essoré

La Ligue nationale de rugby, emmenée par son chef de l’époque, Serge Blanco, avait même voté contre cette nomination ou plutôt contre la méthode –celle d’une désignation en force par la DTN. A l’époque, beaucoup (le milieu) lui auraient préféré Philippe Saint-André qui lui succèdera d’ailleurs à l’issue de cette coupe du monde.

Nombre de ses détracteurs pensent que si Marc Lièvremont craque ainsi publiquement depuis quelques mois, notamment depuis un Italie-France qui vaut bien ce Tonga-France, c’est parce qu’il n’avait rien à faire à ce poste. «On ne devient pas un grand entraîneur en quatre ans», avait pesté Guy Novès, l’entraîneur de Toulouse.

Procès en légitimité également relayé par les médias, d’où ses relations compliquées avec eux. Marc Lièvremont finira cette coupe du monde essoré qu’il la perde (sûrement) ou qu’il la gagne (miraculeusement). Mais d’une certaine manière, au moins pour ceux qui suivent le rugby de plus loin, il aura gagné une forme de respect parce qu’il aura été (trop) authentique. Son émotion et sa colère n’étaient pas feintes ou «surjouées». Au moins là, il était dans le vrai. Nous étions très loin de la comédie de Knysna.

Yannick Cochennec
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Re: xv de france

le Jeu 6 Oct 2011 - 19:00
COUPE DU MONDE - 20Minutes a demandé à quatre anciens joueurs ou entraîneurs si l'équipe de France n'avait pas d'abord un problème de talent individuel...

De notre envoyé spécial en Nouvelle-Zélande,

C’est une phrase lâchée dimanche dernier au milieu de tant d’autres par Marc Lièvremont lors d’une conférence de presse aux allures de catharsis après la défait face aux Tonga. «Quand on les prend un par un, j’ai des joueurs talentueux. Peut-être pas aussi talentueux que je veux l’espérer.» Pour la première fois, le sélectionneur émet un doute sur le niveau de ses hommes. A trop mettre la loupe sur ce qui se trame dans ce groupe depuis son arrivée en Nouvelle-Zélande, on en a oublié de se demander ce qu’il valait. Pas humainement, mais juste en matière d’individu et de talent.

«C’est évident, cette équipe manque de talent à tous les postes», attaque Olivier Magne. Pour l’ancien troisième ligne, «il n’y a personne capable de provoquer l’action décisive, de percer une défense, mais on le savait déjà avant cette Coupe du monde.» Vice-président du Racing-Metro, Eric Blanc dresse le même constat. «Pour l’instant, pas un Français n’a sa place dans le quinze type de ce Mondial.» Blanc cible plutôt des faillites individuelles. «Quand ils réalisent le Grand-Chelem, certains cadres valaient entre 12 et 17 sur 20 en terme de performances individuelles. Mais sur ce qu’ils montrent depuis le début, ils sont plutôt entre 3 et 6. Un Dusautoir est largement en-dessous de son niveau par exemple.»

«Plus que du talent, il manque du charisme»

Du talent, la France en a laissé aussi à 20.000km d’Auckland, selon Michel Couturas. L’homme qui a lancé les Nallet et Bonnaire et quelques autres à Bourgoin. «Cette équipe manque de joueurs moteur. On a commis une grosse erreur en laissant un garçon comme Yannick Jauzion qui aurait pu rassurer toute la ligne de trois-quarts. Idem pour Sébastien Chabal qui en impose à ses adversaires.» «Plus que du talent, il manque du charisme à cette équipe, l’encéphalogramme est plat, reprend Blanc. Je vois bien Imanol Harinordoquy être le déclencheur de quelque chose. Mais est-ce déjà trop tard?»

Thomas Lombard propose lui une autre grille de lecture. Selon le consultant de Canal Plus, il existe surtout un fossé entre le rugby et ce que Marc Lièvremont a cherché à imposer et la culture de ses joueurs. «On a voulu copier le jeu des Blacks ou des Australiens alors qu’on a un championnat, où certes évoluent les meilleurs joueurs du monde, mais qui est très fermé et incompatible avec le rugby dont rêve le sélectionneur», analyse l’ailier aux 12 sélections.

Et pour passer sur le corps des Anglais, le XV de France doit faire avec ses moyens. «Si on arrive à mettre en place une stratégie minimaliste très claire avec trois quatre points de rendez-vous et qu’on s’y tient pendant 80 minutes, je ne vois pas pourquoi on ne les battrait pas. On en a le potentiel», garantit Lombard. Gagner sans jouer c’est aussi un talent. Encore faut-il savoir si cette équipe le possède.
Alexandre Pedro à Auckland (et B.V.)

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Re: xv de france

le Dim 9 Oct 2011 - 10:27
Debrief entre leaders

On ne change pas une recette qui gagne. Tout comme dimanche dernier, au lendemain de la défaite du XV de France face aux Tonga (19-14), les Bleus débrieferont dans un premier temps sans Marc Lièvremont. Avant de se retrouver collectivement, les cadres de l'équipe dont Thierry Dusautoir, William Servat, Lionel Nallet et Imanol Harinordoquy revisionneront la rencontre pour livrer leurs impressions à leurs coéquipiers. Les Bleus se responsabilisent. V.P-L, à Auckland

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Re: xv de france

le Mar 11 Oct 2011 - 7:05
Coupe du monde de rugby: Marc Lièvremont reconduit son quinze victorieux
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Créé le 11/10/2011 à 04h01 -- Mis à jour le 11/10/2011 à 04h01
Les joueurs de l'équipe de France de rugby après leur victoire sur l'Angleterre, le 8 octobre 2011 à Auckland

Les joueurs de l'équipe de France de rugby après leur victoire sur l'Angleterre, le 8 octobre 2011 à Auckland B.Cristel / REUTERS
RUGBY - Rendez-vous samedi à 10h00 pour suivre la demi-finale en live-comme-à-la-maison...

On ne change pas une équipe qui gagne. Le sélectionneur de l'équipe de France Marc Lièvremont a reconduit le quinze vainqueur du quart de finale face à l'Angleterre (19-12) pour affronter le pays de Galles en demi-finale de la Coupe du monde samedi. C'est la première fois depuis sa prise de fonction en 2008 qu'il aligne la même équipe deux fois d'affilée.

Le banc n'est pas encore déterminé. Le troisième Fulgence Ouedraogo et le demi d'ouverture Jean-Marc Doussain seront 23eme et 24eme hommes en cas de forfait d'un des troisième lignes Julien Bonnaire ou Imanol Harinordoquy ou du demi de mêlée Dimitri Yachvili, victime d'une contusion à la cuisse gauche face aux Anglais. La décision définitive sur la composition du banc sera prise jeudi ou vendredi, a indiqué Marc Lièvremont.



Dix joueurs, dont tous les troisième lignes et le trio arrière-ailiers, étaient déjà titulaires lors de la dernière victoire face au Pays de Galles 28-9 dans le Tournoi des six nations en mars dernier.

Aurélien Rougerie et Vincent Clerc seront les seuls joueurs à commencer les six rencontres de la compétition.



La même ligne d'arrières joue ensemble pour la troisième fois consécutivement. La charnière Yachvili-Parra a trouvé ses marques et l'ouvreur François Trinh-Duc a convaincu dans son rôle de remplaçant.


La 3e ligne, colonne vertébrale

Au centre, Aurélien Rougerie, un peu touché à l'épaule droite, et Maxime Mermoz joueront pour quatrième fois de suite côte à côte.



L'arrière Maxime Médard est associé à Alexis Palisson et Vincent Clerc aux ailes. Pour la première fois depuis novembre 2008, le même fond de terrain enchaîne une troisième rencontre de rang.

Chez les avants, Nicolas Mas, William Servat, Jean-Baptiste Poux en première ligne et Lionel Nallet et Pascal Papé en deuxième ligne formeront le cinq devant.



«Magnifique» face à l'Angleterre selon Lièvremont, la troisième ligne, composée d'Imanol Harinordoquy, Thierry Dusautoir et Julien Bonnaire, sera le fer de lance d'une équipe de France ambitieuse.



L'absence de changements depuis trois rencontres a facilité la prise de repères collectifs.

Le XV de France affronte le pays de Galles en demi-finale à l'Eden Park d'Auckland samedi 15 octobre à 21h (10h heure françaises). Un rendez-vous évidemment à suivre en direct sur 20minutes.fr.
Reuters

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Re: xv de france

le Mar 11 Oct 2011 - 10:33
Il aurait au moins pu enlever Poux... tant pis.

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Re: xv de france

le Mer 12 Oct 2011 - 20:57
L’orgueil. La qualité première, et primaire, de tous les gallinacés manieurs d’ovale. Celle qui permet au XV de France de relever la tête quand on ne l’attend plus. L’arbre qui cache la forêt d’un plan de jeu inexistant derrière une performance retentissante. Mais que faire après l’exploit, quand la fierté n’est plus un ressort suffisant pour entraîner le groupe? Comment gérer les lendemains qui chantent pour empêcher la désillusion du week-end suivant?

C’est là toute la question pour le XV de France et pour le staff, confronté au risque de rechute face au Pays de Galles, après la victoire rageuse face à l’Angleterre (19-12). «On ne peut pas refaire une semaine basée sur le thème du conflit. Je ne vais pas inventer du conflit là où il n y en a pas. C’est une question de confiance et d’être très exigeant au jour le jour.»

Pour Marc Lièvremont, il faut savoir gérer le contrecoup d’un succès probant dans le «crunch», pour se tourner vers une équipe du Pays de Galles qu’on trouvera toujours a priori plus faible. «Se dire qu’on les a battus lors de nos trois derniers matchs, quelque part, c’est déjà perdre», grogne le sélectionneur.

Sa tâche est claire: garder les joueurs dans l’axe, empêcher tout cocorico hâtif et une démobilisation, même inconsciente. Son message est limpide, il le serine depuis le lendemain du quart de finale:

«Le risque c’est de se satisfaire des félicitations, d’écouter les agents qui vont promettre monts et merveilles, de se croire des super joueurs de rugby alors qu’on est les mêmes qu’après le match contre Tonga. C’est juste qu’on a joué avec une grosse paire (sic) en plus.»

En plus de sa franchise, Marc Lièvremont a un atout dans sa manche: il était là en 1999, parmi les héros de Twickenham. Et son adjoint Emile Ntamack aussi. Des furieux capables un dimanche de châtier les All Blacks (43-31), des enfants de choeur la semaine d’après face aux Wallabies (12-35), pour des regrets éternels. Tous les acteurs de l’époque ont reconnu après coup qu’ils avaient été incapables de sortir de l’euphorie du moment pour se focaliser sur une équipe australienne programmée pour gagner: «On avait passé la semaine à lire les messages de congratulations -c’était des fax, il n y avait pas d’e-mails à l’époque- et on avait basculé très tard, trop tard, dans la préparation de la finale», se remémore Marc Lièvremont. L’ancien ailier Philippe Bernat-Salles abonde:

«Il est clair que c'est très difficile de revenir dans la compétition après un tel exploit. On a eu beau se dire que c'était fini et qu'il y avait la finale contre l'Australie, je pense qu'il y a eu inconsciemment un relâchement (...). On s'est peut-être pris pour d'autres mais nous n'avons pas non plus été aidés par tout le tapage autour de nous.»

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Comme son entraîneur de l’époque Jean-Claude DSK-rela, dont il est proche, Lièvremont a décidé, (et c’est une première en quatre ans et quarante-trois rencontres à la tête des Bleus), d’aligner le même XV de départ d’une semaine sur l’autre. La maxime «On ne change pas une équipe qui gagne», a déjà trahi les Bleus quatre fois. En 1999, mais aussi en 2007. Même scénario: triomphe improbable contre les Blacks, défaite rageante le week-end suivant face à l’Angleterre avec la même équipe. Et 2003, ce succès d’une immense maîtrise contre l’Irlande (43-21) puis des Bleus noyés sous la pluie de Sydney et la botte de Jonny Wilkinson (7-24). Sans oublier 1987: la victoire au bout du suspens contre l’Australie à Sydney, et une finale où les Bleus se livrent en pâture à la Nouvelle-Zélande. L’ex pilier Jean-Pierre Garuet se souvient:

«Je pense qu'il y a eu un certain relâchement. On avait battu les Blacks 16-3 à Nantes en 1986, ils s'en sont rappelés et ont trouvé la motivation. Cela a eu l'effet inverse de notre côté car on ne les bat pas souvent.»

Serge Blanco, auteur de l’essai victorieux en demie, se souvient «avoir bien fait la fête» après l’Australie. Pas idéal pour préparer une finale...

[ Download ]

En clair, aucune génération n’a su renouveler l’engagement nécessaire après une qualification au forceps. «Nous sommes des latins, beaucoup moins pragmatiques que les anglo-saxons», concède Marc Lièvremont, pas ravi du constat. L’histoire va-t-elle se répéter? «Au-delà de l’affectif, si j’avais eu le sentiment qu’il fallait changer quelque chose ou que certains étaient cramés, je l’aurais fait», se justifie le sélectionneur, qui dit avoir appris des erreurs de DSK-rela et Laporte, qui avaient reconduit des joueurs physiquement amoindris. Ce que confirmait d’ailleurs Imanol Harinordoquy l’hiver dernier:

«Après le quart remporté contre la Nouvelle-Zélande, les mecs qui avaient joué étaient défoncés, vraiment morts. Ce match avait laissé des traces. Pourtant, les mêmes ont été alignés en demie et on a perdu. On l'avait senti arriver dans la semaine. Je crois qu'il aurait fallu un roulement, l'apport de fraîcheur. Tout le monde l'aurait accepté.»

Ils sont une douzaine à avoir subi l’affront de 2007, et quatre ont connu les deux dernières éliminations (Traille, Harinordoquy, Rougerie, Poux). Il y a quatre ans, «c’était la finale avant l’heure, se souvient Aurélien Rougerie. On était euphoriques. On était dans la légèreté à l’entraînement alors que ce n’est pas du tout le cas aujourd’hui. J’espère que c'est de bon augure pour samedi.»

Les joueurs ont enclenché plusieurs leviers pour éviter la décompression. Le premier, c’est de relativiser: «Ce n’est pas un exploit», tranchait Julien Pierre à la sortie des vestiaires. Pour dire que l’Angleterre, on la joue tous les ans et on la bat régulièrement, plus régulièrement en tout cas que la Nouvelle-Zélande ou l’Australie. Ensuite, ils ont abordé dès le coup de sifflet final le match suivant, ce piège gallois, autour de Lièvremont et Dusautoir. Les Bleus les ont vus jouer contre l’Afrique du Sud (courte défaite 17-18), les Samoa et l’Irlande. Ils savent qu’ils doivent s’en méfier et font tous part de leur respect et de leur admiration pour le jeu très complet des diables rouges.

Enfin, les joueurs seraient en meilleur état physique qu’il y a quatre ans, à en croire Dimitri Szarzewski: «A part les habituelles contusions, je nous sens beaucoup moins mâchés», explique le talonneur remplaçant, qui vit sa deuxième campagne mondiale. Marc Lièvremont aussi trouve ses troupes en bonne forme:

«Les joueurs étaient assez frais dès le lendemain du match, car la demande énergétique du quart de finale a été dans la moyenne d’un match international, pas plus.»

Le temps de jeu effectif (les moments où l’on joue vraiment) a été de 34,8 minutes contre l’Angleterre. Dans la (petite) moyenne d’une rencontre internationale, en effet, mais 7 minutes en dessous d’Irlande-Galles. Une différence de rythme qui risque de mettre la France en difficulté si les Gallois parviennent à enchaîner les temps de jeu samedi.

Marc Lièvremont poursuit aussi son travail de responsabilisation des joueurs. Depuis la déroute tongienne (14-19) et une mise au point musclée, les cadres ont été sommés d’augmenter leur investissement. Et la bande de bons copains de se muer en professionnels assoiffés de victoires. Ce sont eux, les Rougerie, Harinordoquy, Bonnaire, Nallet, Dusautoir, qui ont haussé le ton après la déroute de Wellington, et leur niveau de jeu sur le terrain contre les Anglais. S’il est «sur le siège passager», comme l’a dit Jean-Baptiste Lafond sur TF1, le sélectionneur n’est pas pour autant à l’écart. Pour filer la métaphore, il a les double pédales de l’instructeur d’auto-école. Reste à savoir s’il pourra empêcher ses apprentis de s’enliser dans un champ de poireaux.

François Mazet et Sylvain Mouillard

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Re: xv de france

le Jeu 13 Oct 2011 - 7:20
au fait sur le site de stats
j'ai regardé pour thierry dussautoir contre le tonga

en fait il a bien joué lol

13 plaquages avec 100% de réussite
comme quoi travail et image sont deux choses distinctes

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Re: xv de france

le Sam 15 Oct 2011 - 15:45
L’ouvreur est né. Si Morgan Parra a fait le minimum syndical contre la Nouvelle-Zélande, les Tonga et l’Angleterre, il s’est mouillé contre le pays de Galles en demi-finales (9-8). Marc Lièvremont l’a remarqué : « C’est le joueur français qui a créé le plus de brèches dans la défense galloise et il termine avec un 100% au pied. C'est un immense match de Morgan » Après une mauvaise chandelle dès l’entame, le Clermontois a su se remettre dedans. Il a prouvé qu’il pouvait faire la différence dans la ligne d’attaque en prenant des initiatives. Même si les actions ne sont pas allées au bout dans ce match moribond, Parra a pesé. Chose que le jeune joueur du XV de France n’avait pas montré précédemment dans la compétition. Simple distributeur de ballon avant, Parra a attaqué ce samedi contre les Gallois. Plusieurs observateurs attendaient plus du joueur. « Il s’est essentiellement contenté de faire jouer ses partenaires. A l’inverse, François Trinh-Duc a ce petit grain qui l’amène à tenter plus de choses. », avait confié Gérald Merceron, ancien ouvreur du XV de France avant le quart de finale contre l’Angleterre (19-12).

Contre les Gallois, le natif de Metz l’a fait mentir. Le demi d’ouverture a marché sur les pas de Trinh-Duc. Comme une preuve de sa crédibilité au poste, à l’image de ses percées à répétition. Au retour des vestiaires, sur une attaque classique, Morgan Parra a pris à revers le rideau défensif rouge. En face, son homologue, James Hook a été dépassé. Offensivement, le Clermontois a su être filou contre les grands troisième ligne gallois. Le petit a provoqué les grands. L’ouvreur du XV de France a été présent dans tous les secteurs du jeu. Au pied, son bilan est parfait. Il a essuyé aucun échec dans ses tentatives, avec trois pénalités sur trois et l’ensemble des points de son équipe. Cette prestation est importante tant les conditions de jeu de cette rencontre ont été compliquées. Morgan Parra a pris ses responsabilités pour concrétiser les actions d’un match à l’ancienne. En défense, il ne s’est pas échappé non plus. Pour le sélectionneur français, il « a été magnifique de courage défensivement ». Dans les ultimes minutes, face à la trentaine de temps de jeu gallois, avec ses coéquipiers, il n’a pas cédé.

Au-delà de cette rencontre, la montée en puissance de Morgan Parra pose certaines conditions pour la suite des évènements. Il aura droit à sa part du gâteau. A commencer par la finale de dimanche prochain où le Messin devra confirmer. La tâche sera difficile tant il est passé du froid au chaud dans cette compétition. « Je suis très heureux d’être en finale. Mais je n’ai que 22 ans, donc ça ne peut pas être un aboutissement en soi » a confié l’intéressé à l’issue du match. Mais la suite peut être belle. Sa marge de progression reste énorme. Morgan Parra postule clairement à une place de titulaire au poste pour la suite des rencontres du XV de France. Les seules incertitudes trôneront autour du changement de staff avec l’arrivée de Philippe Saint-André notamment. Car avant toute chose, « Morgan Parra à l’ouverture » est un concept de Marc Lièvremont. La capacité de François Trinh Duc a assumé la concurrence au poste sera aussi décisive dans les choix du futur sélectionneur. En attendant, le Clermontois a montré son vrai visag, samedi. Alors qu’il confiait à la fin du mois de septembre que son poste était numéro 9 avant tout, il s’est désormais calé en 10. Le destin est parfois improbable. Comme une qualification en finale de Coupe du monde…

Alexandre MOGNOL

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Re: xv de france

le Sam 15 Oct 2011 - 17:22
Avec DSK-rela et Parra mon pauvre Brock ne va pas dormir tranquille Razz
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Re: xv de france

le Sam 15 Oct 2011 - 17:46
L’ouvreur est né. ...Morgan Parra...


Alexandre MOGNOL

Y'a pas une petite inversion de lettres dans le nom du con qui ecrit cela lol
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Re: xv de france

le Dim 16 Oct 2011 - 19:26
COUPE DU MONDE - Les Français sont la cible de toutes les critiques après leur victoire étriquée face au pays de Galles en demi-finale samedi (9-8)...

De notre envoyé spécial en Nouvelle-Zélande,

Dans un sport qui ne connaît que la langue commune à William Shakespeare et Webb-Ellis, le Français est un peu cet invité tout juste toléré et condamné à occuper la chambre d’ami. De lui, les Anglo-saxons attendent des grandes envolées, du flair et un soupçon de romantisme. Pas qu’il se qualifie pour une finale de Coupe du monde avec un jeu d’un pragmatisme à vous faire passer l’Angleterre des années 90 pour une équipe de dangereux fantaisistes. Dès le coup de sifflet final du contesté Alain Rolland, journalistes, joueurs et consultants ont tous entonné une sorte de «Nous sommes tous des Gallois», pas sans rappeler la compassion universelle autour de la cause irlandaise après la main de Thierry Heny.

«La France est la pire équipe du Mondial», tranche sans nuance François Pienaar capitaine d’une équipe d’Afrique du Sud championne du monde en 1995 plus belle à voir chez Clint Eastwood que sur un terrain. Brian Moore résume le parcours des Français pour arriver en finale. «Deux défaites, une victoire contre de faibles Anglais et face à 14 Gallois», ironise l’ancien talonneur anglais. Chris Ashton lui n’a toujours pas digéré son élimination de samedi dernier. «Je n’arrive pas à y croire. Qu’est ce qui est arrivé à ce sport ! Le pays de Galles méritait de gagner. Ça ruine le rugby», fulmine l’ailier anglais en 121 signes sur Twitter.

«Voir la France se faire écraser en finale»

Côté gallois, la rancœur est à la hauteur de la déception. Le Premier ministre Carwyn Jones n’était pas loin de mettre l’expulsion injuste selon lui de Sam Warburton à l’ordre du jour de son gouvernement. «Monsieur Rolland a gâché le jeu», déplore-t-il. Moins diplomatique, le demi de mêlée Mike Phillips n’a qu’un rêve : «voir la France se faire écraser en finale».

Toujours inspiré quand il s’agit de taper sur Marc Lièvremont et ses joueurs, le New-Zealand Herald titre ce dimanche : «France give final insult», un jeu de mot qu’on peut traduire par «insulte à la finale». Dans ses pages intérieures, le principal journal néo-zélandais estime même que la défaite des Gallois mérite son entrée dans le Top 10 des plus grandes injustices de l’histoire du rugby. Déjà rôdés aux critiques de «ses médias», le sélectionneur assume ce mauvais rôle. «Si l’injustice peut durer un match de plus, je ne vais pas me plaindre.» D’autres risquent de s’en charger pour lui.
Alexandre Pedro à Auckland

Cette qualification ô combien pénible pour la finale, les Bleus de Marc Lièvremont n'ont pas fini d'en entendre parler. L'entraîneur du XV de France a ainsi jugé "insultant" le titre du quotidien New Zealand Herald qualifiant d'"insulte finale" l'accession des Français en finale du Mondial après leur difficile victoire (9-8) contre le pays de Galles samedi.

"C'est le genre de titres qui nourrit un peu la volonté et la motivation de mes joueurs. Je n'ai pas lu la presse ce matin (dimanche) mais j'espère que beaucoup (de joueurs) l'ont fait. Je leur en parlerai. C'est quand même sacrément irrespectueux", a insisté Marc Lièvremont.

Et s'il avait vu a Une du Herald Sunday, il aurait sans doute encore franchi un cran dans la colère : Il y est écrit : "80 minutes, et on va bien rire". Sous entendu, une fois les All Blacks qualifiés pour la finale, le face à face avec les Bleus va tourner à la boucherie.

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Re: xv de france

le Lun 17 Oct 2011 - 21:26
Selon Marc Lièvremont, "ça fait un moment que les joueurs rigolent bien des titres de la presse et ce n'est pas plus mal, ça a permis qu'ils se retrouvent et se resserrent." Alors les Bleus devraient être unis comme jamais au moment d'affronter les All Blacks dimanche. Parce que personne ne croit en leurs chances à l'autre bout du monde. Et les medias, pas seulement néo-zélandais d'ailleurs, prennent un malin plaisir à relayer ce sentiment partagé par toute une nation. Après "l'insulte finale de la France" titrée dimanche par le Herald Sunday, les journaux repartent de plus belle ce lundi après la qualification des Blacks.

Les Français, "des rugbymen incompétents"

Même les Australiens s'y mettent... Dans le Sydney Morning Herald, Greg Gowden n'hésite pas à dire que les Bleus n'ont "aucun espoir" de gagner dimanche. Au travers d'un billet assassin, il estime que "cette finale pourrait être la plus décevante de l'histoire. On peut imaginer que le sommet supposé de la compétition tournera en une large victoire à sens unique des All Blacks." Le journaliste poursuit de sa plume acerbe : "Là où Lièvremont a raison, c'est quand il dit que ses joueurs sont des 'sales gosses indisciplinés, désobéissants et égoïstes, qui se plaignent et râlent tout le temps'. Il aurait pu rajouter qu'ils sont aussi des rugbymen incompétents".

Même ton moqueur pour The Dominion Post, le quotidien de Wellington, qui titre en Une de son cahier spécial Mondial : "les Turkeys (les Dindons). La France n'a aucune chance de gagner la Coupe du monde", avant d'écrire "C'est notre heure" en pages intérieures, juste à côté d'un autre titre : "Nous avons une main sur la Coupe Webb-Ellis".

"Cinq raisons d'être confiants"

Le New Zealand Herald, qui comparait les Tricolores à "des morts-vivants" dimanche, reste dans la même ligne éditoriale qu'avant le match de poule entre les deux équipes, quand il avait parlé d'"équipe B" alignée par Marc Lièvremont. Cette fois, il répertorie les "raisons d'être confiants". On y trouve le fait que "les All Blacks ont affronté la France en finale à l'Eden Park" et que "c'était en 1987", que "les Français continuent de jouer le jeu qu'ils avaient proposé face aux All Blacks en match de poule" et que "dix minutes plus tard, Ma'a Nonu et compagnie les réduisaient au silence". Ou encore que "les All Blacks ne porteront pas un maillot gris comme ce fut le cas en 2007".

Le journal d'Auckland se moque aussi des Bleus, qui devraient gagner trois matchs d'affilée pour être champions : "C'est demander beaucoup trop de constance aux Français", peut-on lire. Dans ces mêmes colonnes, l'ancien demi d'ouverture néo-zélandais Andrew Mehrtens, qui connaît bien les Français, souligne que "l'équipe de France sans ligne directrice semble incapable de gagner la Coupe", tandis que le chroniqueur Peter Bills estime que les Bleus ont "trahi l'héritage du rugby français dans son ensemble" samedi.

Les Français ne font peur à personne à l'autre bout du monde, même si Patrick McKendry, journaliste à APNZ édulcore un peu les propos de ses confrères : "Tout ça, c'est de la provocation. Tout peut arriver lors de ce match. Mais c'est vrai que tout le monde ici s'attend à ce que les All Blacks gagnent." Comme en 1999 et en 2007...

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Re: xv de france

le Mar 18 Oct 2011 - 9:55
krokro a écrit:Il aurait au moins pu enlever Poux... tant pis.

Alors lui, faut m'expliquer se qu'il fait là, ce type ne tient pas en mêlée ( merci Servat qui pousse pour lui, comme au ST), pas foutu de faire un placage, et il a pas de main. Alors là, si c'est pas pour faire chier Guytou...
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Re: xv de france

le Mar 18 Oct 2011 - 12:05
Il est comme le Y de Heymans, il sert à rien.

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Re: xv de france

le Mar 18 Oct 2011 - 12:10
Gerard a écrit:
krokro a écrit:Il aurait au moins pu enlever Poux... tant pis.

Alors lui, faut m'expliquer se qu'il fait là, ce type ne tient pas en mêlée ( merci Servat qui pousse pour lui, comme au ST), pas foutu de faire un placage, et il a pas de main. Alors là, si c'est pas pour faire chier Guytou...

Et tu mets qui à gauche ? Barcella ? Laughing
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Re: xv de france

le Mar 18 Oct 2011 - 17:43
COUPE DU MONDE - Avant de devenir le demi de mêlée de l'équipe de France, Morgan Parra a d’abord été un jeune numéro dix prometteur...

De notre envoyé spécial en Nouvelle-Zélande,

Marc Lièvremont avait raison. Etre ouvreur c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Morgan Parra n’en finit plus de le démontrer. Le numéro neuf installé qu’il est avait pourtant fini par oublier ses débuts à l’ouverture à Metz puis au pôle France de Dijon. «Aujourd’hui, je ne suis pas neuf et dix. Je suis neuf. Quand tu couvres les deux postes, tu es le bon remplaçant de base», clamait encore le Clermontois avant que le sélectionneur en décide autrement pour le Nouvelle-Zélande-France du 24 septembre dernier.

Quatre matchs plus tard, plus personne ne remet en cause cette audace. Mieux encore, Parra a donné le sentiment face au pays de Galles d’évoluer à ce poste comme s’il ne l’avait jamais quitté. Entraîneur de Bourgoin entre 2007 et 20011, Eric Catinot a connu l’époque où la carrière du Messin basculait: «Dans un club qui vise le maintien, la question ne se posait pas. Quand on a Morgan et un ouvreur international comme Benjamin Boyet, on aligne les deux. Et donc Morgan comme demi de mêlée.» Parra accepte la situation, persuadé que son physique léger (1,80m pour 80kg) ne colle pas aux nouveaux canons en vigueur à l’ouverture.

Un simple intérim

«La vraie surprise c’est que Morgan soit devenu aussi vite international à un poste aussi nouveau pour lui (mars 2008) reprend Catinot. Il a fait tout sa formation comme ouvreur et on voit d’ailleurs des attitudes de numéro dix chez lui qui nuisent parfois à son rendement.» Pour son ancien entraîneur, cette sélection précoce (19 ans) a précipité son destin. «Après, il a toujours vu sa carrière à la mêlée. Peut-être parce qu’il sait qu’il a deux limites à son épanouissement comme demi d’ouverture: un jeu au pied pas assez long et un manque de puissance pour défier les défenses.»

Mais dans une équipe en manque de certitudes, Parra donne des gages de sécurité malgré ses limites quand François Trinh-Duc alterne parfois le flamboyant et le préoccupant. «Même si son placement n’est toujours très bon, il cherche à jouer simple autour de lui et rassure par son autorité», note Yann Delaigue un de ses prédécesseurs au poste. Champion du monde ou pas, Parra a déjà fait comprendre que cette expérience néo-zélandaise resterait une parenthèse. La suite, il l’imagine avec un neuf dans le dos. «Yachvili étant plus proche de la fin que du début, je le vois signer pour un long bail à la mêlée avec les Bleus, il n’a jamais que 22 ans», rappelle Eric Catinot. A moins que le nouveau sélectionneur, Philippe Saint-André, estime que l’intérim mérite d’être prolongé.
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Re: xv de france

le Mar 18 Oct 2011 - 18:57
C'est impressionnant ce qu'on est devenu indulgent avec les 10 depuis que Marco est là.
Du moment qu'il sait plaquer, passer des pénalités, on lui demande plus rien...
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Re: xv de france

le Mer 19 Oct 2011 - 15:36
http://boucherie-ovalie.org/2011/10/19/comment-battre-les-blacks-la-solution/


Si Piri Weepu fait cette tronche, c’est parce que Pascal Papé est entrain de lui machouiller les orteils.

Voici un article
initialement posté sur le site le 27 septembre 2011, quelques jours
après la large défaite de la France face à la Nouvelle-Zélande (37-17)
en match de poule de la Coupe du Monde. Alors qu’il est l’heure de
retrouver nos amis les tout noirs en finale, il nous semblait opportun
de ressortir ce billet culte de FééBuse, dont les Bleus feraient bien de s’inspirer si ils veulent terrasser la montagne noire…


Bien sur physiquement ils font très mal
ces néozed, chaque fois qu’ils passent on prend des points. On reconnait
leur supériorité sans problème.
Aucune surprise quand même, c’est toujours difficile d’arrêter un tramway si on est pas à bord.

Mais pour être honnête avec vous, je les
ai trouvé très décevants. Aucun plan de jeu, si ce n’est attendre les
fautes en 1 contre 1 en imposant le physique derrière et en trichant
devant.
Devant c’est clair, ça triche dès qu’on les laisse faire, c’est à dire partout et tout le temps.

On a senti leur grosse trouille sur la
mélée, ils n’en ont pas joué une correcte. Ils ne respectent pas les
commandements, si ils sont pris à l’impact ils s’écroulent, le pilar
droit, sûrement un futur géometre, trace des perpendiculaires assez
souvent d’où les toupies, et si rien n’a marché ils se relèvent. Enfin
quand ça commence à se voir, le très complaisant Monsieur Rolland nous
sanctionne.

Bon pas grand chose à dire, on ne va
crier pas au complot, à l’anarque. On sait bien qu’il n’y a rien de
personnel, c’est le business.

Après devant ça joue comme des irlandais
qui auraient pris 10 kilos, tout le temps hors jeu, ça se couche ça
plonge ça s’entasse, ça libère pas sur les placages, et ça stationne
chez toi. Enfin quand je dis stationne, pas vraiment ça continue à
jouer. Surtout Richie « invisible man » Mc Caw, lui c’est une véritable
hallucination, un mec qui aura réussi à jouer toute une carrière un
autre sport que les 29 autres. Pour moi c’est le meilleur joueur du
monde, incontestablement !!
Je ne sais pas de quel sport par contre.

En plus ils mettent des coups tant
qu’ils peuvent, méchants comme des teignes. Mais là encore, je ne vois
pas matière à critique, c’est sûr que si on attend au sol avant de les
bomber, qu’on fait un détour pour pas rentrer dans les mecs hors jeu ou
qu’on regarde où on met les pieds pour pas les abimer, on peut pas se
plaindre.

C’est clair que si on continue à jouer au rugby dans les règles, ils auront leur trophée.

Maintenant il faut les battre sur leur terrain. On peut le faire.
Et c’est là qu’on s’aperçoit de la faiblesse de notre préparation. Il faut s’inspirer des méthodes anglo saxonnes.

Un truc saute aux yeux par exemple, notre équipe ne mange pas assez de viande crue.

Il faut mettre en place une stratégie
différenciée, celle du “Gros Connard” pour le staff et celle de la
“Horde Sauvage” pour nos joueurs.

La stratégie du « Gros connard », c’est simple, tout le monde connait c’est l’anglaise.

On commence par faire 2 ou 3 citations
pour ce match, ça c’est facile, on va faire un peu de pinaillage sur les
broutilles du style placage haut, nombreux sur ce match, ou charge en
l’air bien accompagnée sur la colonne au contact du sol. Une main a
trainé à un moment sur le visage d’un de nos piliers au sol, c’est léger
mais notre joueur doit absolument consulter lundi quitte à se frotter
un petit peu la paupiere avec de l’ail aujourd’hui. Le mot « fourchette »
ne sera jamais prononcé sauf à quelques journalistes anglophones, « off
the record » comme on dit.
Attention à ne jamais avoir l’air de se plaindre du style « pas normal
dangereux blablabla », non, ça on s’en fout, on justifiera la requête
dans un désir d’éclaircissement de l’arbitrage dans le but d’une plus
grande lisibilité de la compétition.

Derrière, il s’agira de dépasser cela en
ITW sur le mode « nous avons besoin de précisions sur ces actes
dangereux, afin de concentrer nos efforts de management sur les choses
réellement importantes que font nos adversaires, comme les hors jeux,
les obstructions, les tricheries en mélée, les plongeons, les déblayages
sur les rucks » on rajoutera « quasiment toujours illicites mais une
grande équipe doit être capable de passer outre et de gérer cela toute
seule à ce niveau de compétition »
Ca devrait nous valoir sur une tonne de polémiques sur leur équipe dans la presse, il y a matière.
Et on renouvelle sur les 1/4 et les demies « vous voyez ce qu’on voulait
dire… » mais avec la distance qu’impose la neutralité après tout ce
n’est pas notre équipe qui joue. Leurs tabloïds feront le reste.

Pour la finale, on se garde au chaud les
critiques du nouveau réglement sur le Haka, on montera par voix de
presse (française exclusivement, ils trouveront tout seuls), une
polémique toute la semaine sur l’intimidation que cela représente et
qu’aucune équité sportive n’impose de subir, le déséquilibre dans
l’égalité des chances, le règlement anti français qui lors de leur
dernière victoire avaient gagné le Haka en marchant sur les blacks.
Etc….

Pour celui de la finale on se met à un
mètre quand même, palabres, refus, menaces, 1/4 d’heure de retard sur la
mondovision et finalement on part s’échauffer dans nos 22 ou on se
regroupe en se tenant par les épaules sous nos poteaux. A ce niveau, on
aura effacé les sourires dans les tribunes, les blacks seront
passablement énervés par l’outrage et nos joueurs devraient sentir cette
bonne grosse hostilité sans laquelle ils ne sont bons à rien. A ce
niveau le match est presque gagné.

Il reste maintenant à conclure par le
match lui même ce qui est la part la plus facile à réaliser, c’est la
stratégie dite de la Horde Sauvage, certes modernisée mais connue par le
passé comme « la Méthode Biterroise ».
L’adversaire doit prendre peur, en se disant « ils sont fous ». C’est là
toute la finesse psychologique de la méthode, on a pas peur d’un
costaud surtout quand on est encore plus costaud soit même, par contre
on a peur d’un fou surtout si il est plus petit car nécessairement il
sera vicieux (c’est un axiome petit =vicieux).
On imagine bien dans le couloir Parra ou Yachvili tapoter l’épaule de
Thorn en lui disant « tu as fini ta carrière , je vais te crever » dans
un grand sourire, les autres se contentant de baver, grogner ou
d’éructer, en crachant par terre toutes les 10 secondes. Deux ou trois
de nos joueurs ayant sans cesse besoin qu’on les dirige vers le terrain
de façon expressive, « Là ! ».
Il doit être bien clair pour nos adversaires qu’il n’y a qu’un cerveau
pour les 15 joueurs (Parra ou Yachvili, on l’aura compris)

Peu importe qui sera sur le terrain du
moment qu’il aura débranché son cerveau. Coup d’envoi, on en descend un,
peu importe qui, mais c’est mieux si il est très costaud, il y a le
choix.
Premier hors jeu de McCaw, on lui fait une Narjissi aux genoux qu’il en
prenne pour un an à se soigner les croisés. Attention à bien ouvrir les
bras pour simuler un placage, il y aura polémique et nécessité
d’explication, on n’est pas en France non plus.
Cette phase est très technique, elle devra être travaillée à
l’entrainement, quitte à ce que l’agenais soit appelé comme consultant..
Petite générale sur la première mélée trichée, puis sur la seconde qu’on jouera à 7.
Pourquoi petites ? C’est très important, le but n’est pas de faire le
spectacle à grands coups de moulinet, on a les championnats nationaux
pour ça, le but est qu’il y en ait un ou deux qui jouent dans la brume
toute la mi temps ! Il faudra être précis, efficaces, « sharp » dirait
Cantona. Nous prendrons obligatoirement des cartons sur la phase de jeu,
les actes devront donc être décisifs.

A la rentrée des cartons, on fera de
suite une session de groupés pénétrants sur notre premier ballon. Là
encore, attention, le but n’est pas tant de progresser que de pourrir
ceux qui seront à terre.
Sur les rucks, on ira contester à plusieurs, liés, bien dans l’axe
surtout, mais en marchant sur les joueurs adverses au sol dans notre
camp (et il y en aura, il y en a tout le temps), arrivé au contact des
vis à vis, c’est là qu’on poussera puissamment, quitte à avoir les pieds
qui glissent, pas question de pietiner là encore, l’action doit être
limpide, évidente et paraître normale.
On rentre là dans des notions de marketing politique, « plus c’est gros, plus ça passe ».

Néanmoins, certains pourraient
considérer la méthode faillible. En effet, j’ai omis de parler de la
gestion de l’arbitre tellement c’était évident.

On appliquera une méthode anglaise encore, la méthode dite sensible, “Captain’ Sensible”.

L’arbitre va passer par une phase où il
va se dire “ils vont tous les tuer” et c’est là qu’il va nous
sanctionner. Il faut lui faire dépasser ce stade pour l’emmener en phase
d’ultra sensibilité, “ils vont me tuer aussi”.
C’est là qu’intervient la méthode Captain’ Sensible, comme dans la chanson “He say Captain, I say WOT ? ”

D’où l’absolue nécessité que notre
capitaine soit des plus décérébrés sinon ça ne marche pas bien sur,
notre Captain’ devrait répondre Wot à toutes les phrases du referee,
voire en l’interrompant, tout en augmentant le volume à chaque
répétition

WOT ?


WOT ?


WOT ?


Ah OK !


Ce dernier, très menaçant aura pour but de finir de terroriser l’arbitre (arbitre hahaha rien que le mot m’amuse).

Voilà, si on prend pas trop de points quand on jouera à 13, on les battra sur les 60 mn restantes, de 1 ou 2 points.

Vive le rugby !

FéeBuse




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Re: xv de france

le Mer 19 Oct 2011 - 15:49




HUMEURLes Bleus ont gagné… notre mépris





"Un spectacle pathétique, orchestré par des lavettes" :
un journaliste néo-zélandais ne mâche pas ses mots pour qualifier la
prestation du XV de France le 15 octobre, alors que les Bleus se sont
qualifiés sans brio pour la finale de la Coupe du Monde de rugby, en
Nouvelle-Zélande.



17.10.2011 | Peter Bills | The New Zealand Herald













© AFP
Le
demi d'ouverture français Morgan Parra tente un plaquage sur le Gallois
George North, lors de la demi-finale France - Pays de Galles de samedi.



Samedi [15 octobre], à l’Eden Park, c’est une
histoire d’amour qui a pris fin. Pire encore, la Fédération Internationale de
Rugby en a été complice, sous les yeux de 60 000 spectateurs venus assister à
la demi-finale de la Coupe du Monde.

Tout avait commencé il y a
des années
et avait été une source de plaisir sans fin. Voir les formidables frères
Boniface [André, en sélection nationale de 1954à 66 et Guy, sélectionné
de 1960 à 66] et Jo Maso [1966-73] esquiver et feinter, la superbe
foulée de Christian Darrouy [1957-67]
et Patrice Lagisquet [1983-91]oui
, sans parler de cette puissante ligne d’arrières,
Jean-Pierre Rives [1975-84], Jean-Claude DSK-rela [1971-78] et Jean-Pierre Bastiat [1969-78]... ah, ce fut le
coup de foudre.

L'exubérance, la passion, l'intensité
(parfois) frénétique, cet amour pur et simple du sport — c’était la joie de vivre* du rugby français. Ils ne
gagnaient pas toujours, ne marquaient pas forcément de beaux essais. Mais
voyez-vous, leur jeu était charme, séduction, amour. Ils étaient ses meilleurs
ambassadeurs, avec leurs supporters enthousiastes, les grands clubs du Sud et,
bien sûr, le Racing et le Stade Français à Paris. Assister à un match le samedi
après-midi à Toulouse, Biarritz, Toulon, ou au Racing, c’était connaître le
frisson de la passion, de l’anticipation du bonheur. Et cette histoire d’amour
a duré, et duré encore.

Jusqu’à samedi, à l’Eden Park,
où elle s’est brutalement interrompue. C’est là qu’elle a connu sa triste fin,
tragiquement étranglée par une équipe qui ne serait pas digne d’essuyer les
crampons de ces grandes équipes françaises d’antan, emmenées par des Jean Prat [en équipe de France de 1955 à 65],
des Michel Crauste [1957 à 66], Christian Carrère [1966-71] et l’unique Jean-Pierre Rives.

Le hasard a voulu que Rives se soit
trouvé à Auckland ce weekend pour assister à ce match. Je frémis à l’idée de ce
qu’il a pu en penser. Je l’appellerais bien pour le lui demander, si je n’étais
pas en deuil et ne risquais de fondre en larmes.

C’était là une nation du rugby
autrefois puissante et fière, qui illuminait le jeu pour la plus grande joie du
public planétaire. Ils marquaient des essais du bout du monde,
fascinaient ceux qui les regardaient, et en guise d’explication, se
contentaient ensuite, tout en tirant sur leur Gauloise, d’un haussement
d’épaules bien français. Et pour cela, nous les aimions, comme si cela n’avait
rien de spécial. Alors que ça l’était, oh oui, ça l’était.

Mais samedi à Auckland, j’ai vu
une chose que je n’aurais jamais cru voir de ma vie : une équipe de France
timorée, qui avait trop peur de jouer le grand jeu. Ils s’emparaient du ballon
pour s’en débarrasser aussitôt. Ils n’en voulaient pas, pas plus qu’ils ne
voulaient courir, qu’ils ne voulaient attaquer. La survie, c’était tout ce qui
comptait.

Ce faisant, l'entraîneur Marc Lièvremont et son
équipe ont trahi tout le patrimoine du rugby français. Des joueurs comme
Cachassin [en équipe de France de 1961 à 69], Sella [1982-95], Codorniou
[1979-85], Charvet [1986-91], Dauga [1964-72] et Spanghero [1964-73]
pratiquaient le sport
dans son sens le plus pur. Ils voulaient courir, attaquer, et non se
planquer.
Cette performance de poltrons est une disgrâce pour une équipe
française. Un
spectacle pathétique, orchestré par des lavettes. Le plus tragique, ce
soir-là,
c’est que ça a marché, et qu’ils se retrouvent en finale de la Coupe du
Monde.

Lors d’une conférence de presse
donnée ensuite dans les entrailles de l’Eden Park, Lièvremont
a pris l’affaire de haut. Arborant une toute nouvelle moustache soigneusement
taillée, il a toisé ses détracteurs et a raillé : “Je m’en fous que le
match n’ait pas été beau […] ou que les Gallois méritaient peut-être plus mais
on est en finale et c’est tout ce qui compte.


Non, Monsieur*, vous avez tort, complètement tort. Seul un idiot, et
sacrément borné, en plus, est capable de trahir joyeusement le patrimoine de
son pays pour l’avantage éphémère de participer à une finale de coupe. Ce que
Marc Lièvremont ne comprendrait pas. Mais parfois, le respect de la tradition
et de coutumes établies depuis longtemps passe avant un avantage à court terme.
C’est en cela qu’a triomphé le Pays de Galles samedi, même au cours de
cette débâcle. Eux ont joué, chaque fois qu’ils l’ont pu, un rugby qui aurait
ravi les Dieux.

Si Marc Lièvremont croit que cela ne
compte plus, il se leurre. Car une fois qu’une nation a jeté aux orties ses
traditions glorieuses et ses racines, elle est perdue, rejetée. C’est ce qu’a
fait cette équipe de France samedi, et pour cela, elle mérite notre mépris
le plus absolu.


Dernière édition par totowsky le Mer 19 Oct 2011 - 17:33, édité 1 fois

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Re: xv de france

le Mer 19 Oct 2011 - 17:18
Titi a fait une pige la bas ?
Dédicace à la comtesse: http://boucherie-ovalie.org/2011/10/19/les-jeux-du-mercredi-contrepeteries/


L’équipe entière recule Laughing
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Re: xv de france

le Mer 19 Oct 2011 - 17:41
parra but comment avoir loupé ça?

titi m'a trahis Laughing

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Re: xv de france

le Mer 19 Oct 2011 - 18:06
Que nenni, Parra bute a été fait ici.
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Re: xv de france

le Mer 19 Oct 2011 - 18:23
ouf Very Happy
http://www.hakakiri.net/t2822p25-asm-mhrc-sortie-de-chambre-du-manoir
donc ils nous ont tout pris

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Re: xv de france

le Jeu 20 Oct 2011 - 19:33


Un enlevement à 140 ou 160 k€ Laughing
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Re: xv de france

le Jeu 20 Oct 2011 - 20:17
croquemuche a écrit: L’équipe entière recule

Bonsoiiiir,
C'est ce que j'ai pu déceler !

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Re: xv de france

le Jeu 20 Oct 2011 - 20:20
sont cons lol

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Re: xv de france

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