ASM clermont auvergne rugby
« La société de consommation porte mal son nom, car un con ne fait généralement pas de sommation avant de dire une connerie en société. »

La vie de supporter de l'ASM n'est qu'une suite de petites déceptions au milieu desquelles survient, de temps en temps, une grande désillusion


« Les personnages et les situations de ce forum étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »


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Re: xv de france

le Jeu 20 Oct 2011 - 20:20
sont cons lol
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Re: xv de france

le Jeu 20 Oct 2011 - 21:28

Graham Henry, le sélectionneur de la Nouvelle-Zélande, a
communiqué la composition du XV qui défiera la France dimanche en finale
de la Coupe du monde. Comme son homologue tricolore, le technicien des
Blacks a reconduit le groupe victorieux de la demi-finale. Une marque de
confiance.







Comme attendu, Graham Henry n’a pas bouleversé son XV pour
défier la France dimanche à l’Eden Park d’Auckland. Pour vivre « un
moment unique » comme le revendique Steve Hansen, l’entraîneur adjoint
des Blacks, le staff a opté pour la continuité. Celle d’un groupe qui
réussit tout ce qu’il entreprend depuis le début du tournoi malgré la
perte de Dan Carter à
la veille des matchs couperets. Pour tenter de remporter sa deuxième
Coupe du monde, après celle de 1987 glanée aux dépens de l’équipe de France,
la Nouvelle-Zélande s’appuie sur un collectif bien huilé (708
sélections à eux quinze) et des individualités haut de gamme. « Ce sera
le plus grand match de la carrière de mes joueurs. Ils vont joueur un
match très spécial, devant leurs supporters, contre la France », a
commenté Graham Henry. Une seule incertitude planait au dessus de Richie
McCaw, capitaine emblématique des Blacks. Touché à un pied depuis le
début du Mondial, le troisième ligne néo-zélandais n’a jamais vraiment
douté. Epargné lors des entraînements, le joueur des Crusaders jouit
d’un statut d’inébranlable aux yeux de Graham Henry et sera bien au
rendez-vous dimanche pour honorer sa 103eme sélection.

Nominé dans la liste du meilleur joueur IRB de l’année, Jerome Kaino
accompagnera son capitaine à l’aile de la troisième ligne. Persuadé
qu’une nouvelle belle performance en finale lui offrira « une bonne
chance de gagner ce titre », Steve Hansen n’a certainement pas tremblé
au moment de coucher son nom dans les quinze. Enfin, Kieran Read
complètera le trident. Un joueur qu’Imanol Harinordoquy considère comme
« le meilleur numéro 8 de la planète ». Rien que ça ! En deuxième
ligne, la doublette Thorn-Whitelock ne déroge pas à la règle et sera
chargée de gratter les ballons dans les rucks mais surtout de contester
la touche aux Bleus. Les « gros » de devant ne sont plus à présenter. A
l’image d'Owen Franks, un pilier sûr de la force de sa première
ligne : « Je pense qu'en mêlée on a atteint ce qu'on voulait dès le
départ (…) L'équipe qui peut assurer dans ce secteur du jeu sera la
mieux placée pour gagner. »

A l’arrière, ce n’est qu’addition de talents malgré l’absence du numéro 10 star de la Nouvelle-Zélande. Aaron Cruden,
qui a vu tour à tour Dan Carter puis Colin Slade quitter le groupe sur
blessure, se voit offrir une nouvelle chance de briller aux côtés de
l’incroyable demi de mêlée, Piri Weepu. Chef de meute lors du
traditionnel Haka, le futur joueur des Blues est « arrivé à maturité
naturellement et a assumé ce rôle de leader », confie Dan Carter. A tel
point qu’il a ôté pas mal de pression à son jeune ouvreur. Sonny Bill Williams
occupe son traditionnel poste de « remplaçant de luxe », dixit Henry.
C’est Richard Kahui qui lui a encore été préféré au sein de l’attaque
des Blacks. Sur l’autre aile, Cory Jane justifie son excellent tournoi
et est reconduit. La paire Ma’a Nonu-Conrad Smith, qui avait tant fait
mal aux Bleus pendant le match de poule, est prête à martyriser de
nouveau la défense tricolore. A l’arrière, Israel Dagg, malgré son
inexpérience internationale, a étouffé la concurrence. « Il est malin
et doué, son instinct pour le rugby est excellent, révèle Hansen. S'il
fait confiance à cet instinct alors il continuera à être un grand
joueur. » Quoi de mieux qu’une finale de Coupe du monde pour s’en
rendre compte…

Le XV néo-zélandais : Dagg - Jane, Smith, Nonu, Kahui – Cruden (o), Weepu (m) - Kaino, Read, McCaw - Thorn, Whitelock - O.Franks, Mealamu, Woodcock

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Re: xv de france

le Ven 21 Oct 2011 - 7:17
Bleus : Quand Servat fait du Novès
Bleus : Quand Servat fait du Novès, COUPE DU MONDE / XV DE FRANCE, XV de France Le talonneur du XV de France, William Servat, a fait « du Guy Novès » vendredi en conférence de presse.

Interrogé sur la confiance des Néo-Zélandais avant la finale de la Coupe du monde, dimanche, le talonneur toulousain des Bleus, William Servat, s’est inspiré de son entraineur de club. Il s’est tourné vers Damien Traille, assis à droite, en lui lançant discrètement « je vais faire du Guy Novès ». Et sa réponse à la question initiale a été limpide : « Les Blacks nous sont supérieurs, ils ont quand même de grande chances de l'emporter. On essaiera d'exister… » Novès n’aurait, c’est vrai, sans doute pas fait mieux.

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Re: xv de france

le Ven 21 Oct 2011 - 19:05
Le XV de France s'installerait en tête du classement IRB en cas de victoire contre la Nouvelle-Zélande dimanche en finale de la Coupe du monde.

Pour la première fois de son histoire, le XV de France pourrait occuper la semaine prochaine la première place du classement IRB. En cas de victoire dimanche en finale de la Coupe du monde contre la Nouvelle-Zélande, les Bleus s’installeraient en effet en tête de ce classement mondial et détrôneraient ainsi les All Blacks, leaders depuis 23 mois. La France deviendrait la première nation du Nord à avoir le statut de numéro 1 mondiale depuis l’Angleterre, qui avait quitté ce rang en juin 2004.

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Re: xv de france

le Sam 22 Oct 2011 - 9:42
gence de Presse Sénégalaise (Dakar)
Afrique: Liévremont, Dusautoir et Ouédraogo, la part d'Afrique du xv de France

16 Octobre 2011

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Dakar — L'équipe de France de rugby jouera la finale de la Coupe du monde de rugby, dimanche prochain, contre la Nouvelle-Zélande, son entraîneur Marc Liévremont étant natif de Dakar, deux joueurs ayant vu le jour ailleurs en Afrique.

On ne peut pas dire que le patron technique des Bleus, finalistes du Mondial 2011 de rugby, a appris les techniques de l'ovalie dans la capitale sénégalaise, même s'il est né à Dakar en octobre 1968 d'un père militaire en poste dans les bases françaises au Sénégal.

Liévremont a été formé en France. Il a joué à Perpignan et au Stade français, où il est devenu champion de France et vainqueur de la Coupe hexagonale, à la fin de la saison 1997. L'ancien rugbyman, très critiqué au début du Mondial, est la preuve de la survivavnce des liens existant entre l'Hexagone et ses anciennes colonies.

En dépit de cette volonté d'établir des quotas à l'entrée des centres de formation français, les anciennes colonies occupent une place centrale dans le rayonnement sportif français, au footbal comme au rugby.

Aux côtés de l'Algérien d'origine, Samir Nasri qui provoque et marque le but de la qualification française à l'Euro 2012, c'est "l'Ivoirien" Thierry Dusautoir, le capitaine du XV de France qui appelle ses partenaires à la révolte, surtout après la défaite concédée contre les Iles Tonga, en match de poule.

Le natif d'Abidjan en 1982 et troisième ligne au Stade Toulousain comptera beaucoup pour la finale contre les All Blacks de Nouvelle-Zélande.

Considéré comme l'un des meilleurs plaqueurs français, Dusautoir, qui est diplômé de l'École nationale supérieure de chimie, de biologie et de physique de Bordeaux, sait qu'il est aux portes de l'histoire du sport français.

A l'image d'un Zinédine Zidane, qui est entré au Panthéon du football français avec ses deux buts de la tête contre le Brésil, en finale de la Coupe du monde 1998.

Thierry Dusautoir et ses partenaires, dont Fulgence Ouédraogo, le Burkinabé d'origine, remplaçant dans l'équipe française, rêvent eux aussi de battre les All Blacks, qui sont au rugby ce que sont les Brésiliens au football.
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Dimanche prochain, le natif de Ouagadougou en 1986, qui a été titularisé pour la première fois avec les Bleus contre la Nouvelle-Zélande lors du quart de finale de Coupe du monde (2007), a déjà goûté à une victoire contre les All Blacks.

Pour la finale 2011 de rugby, la France a l'occasion de faire partie du cercle fermé des sélections ayant gagné la Coupe du monde.

Par le passé, d'autres joueurs d'origine africaine ont porté le maillot du XV de France : le Sénégalais Léon Lopy, le Camerounais Serge Betsen et le Marocain Abdelatif Benazzi.

Depuis 1987, date de la création de ce trophée, seuls quatre pays l'ont déjà gagné : deux fois pour l'Afrique du Sud (1995 et 2007) et l'Australie (1991 et 1999) et une fois pour la Nouvelle-Zélande (1987) et l'Angleterre (2003).

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Re: xv de france

le Sam 22 Oct 2011 - 9:54
A suivre: Missoup en taule.


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Re: xv de france

le Sam 22 Oct 2011 - 10:06
ce qui prouve si il en est besoin que l'origine ne fait pas le con, non ?

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Re: xv de france

le Sam 22 Oct 2011 - 10:21
France's run to the World Cup final is one of the most remarkable stories to originate from any of rugby's global gatherings. Fraught with in-fighting, moustaches, "spoilt brats" and anti-doping regulations, against all odds Marc Lievremont's men have the chance to return to Paris next week with the William Webb Ellis cup in their grasp.

Ahead of Sunday's World Cup final with New Zealand, this week's Scrum Sevens looks back at a colourful, sometimes extraordinary and facial fuzz-filled campaign for Les Bleus.

Unstable foundations

On the face of it, France had bounced back from their poor Six Nations campaign with back-to-back wins over Ireland in their two pre-World Cup warm-up Tests. However, behind the scenes things were far from straight forward. Bayonne winger Yoann Huget was named in Marc Lievremont's preliminary party for the World Cup and, after featuring prominently during the 2011 Six Nations, would have hoped for a place on the plane. But Huget was forced to withdraw from selection after failing to abide by anti-doping regulations. The winger was later hit with a three-month ban and whether he would have made the final squad is only known to Lievremont, but the event would have done little to lighten the mood in the French camp.

With Lievremont set to step down following the 2011 tournament, the French Rugby Federation (FFR) made a shambles of appointing his replacement. Philippe Saint-Andre was widely reported to be the man in waiting - much to the consternation of Toulon supremo Mourad Boudjellal. It was a press field-day as the FFR failed to make any official announcement and they were forced to concede that the former Sale boss was the man chosen to take the national side's reins just two days later - the timing of which was hardly ideal with a team attempting to focus on winning the sport's biggest prize.

An outspoken start

France opened their World Cup campaign with a 47-21 win over Japan - a scoreline which suggests a convincing performance but, in reality, France struggled. At one stage of the match, Japan pulled themselves back to within four points of France - thanks to the hugely impressive James Arlidge - but late tries from Lionel Nallet, Pascal Pape and Morgan Parra were enough to despatch the tiring Brave Blossoms. A clearly furious Lievremont laid the blame at the feet of some of his experienced charges, with Dimitri Yachvili, Imanol Harinordoquy and Francois Trinh-Duc all coming under the spotlight for performances which he deemed to be "lackadaisical".

A disgruntled Yachvili sat in front of the press days later and reacted angrily to the criticism levelled at him by his coach, arguing that he would have preferred the feedback to have been relayed to him in private. He said: "It's a real pleasure, it's touching. No, I would prefer to be told directly rather than going through the press. He spoke out in anger. I probably deserved him saying it, or not. [But] I would rather it happened another way."

Le Croupier

After another unconvincing display against Canada - where France had Vincent Clerc to thank with a hat-trick to see them through - Lievremont opted to change his half-back partnership for the pool meeting with New Zealand, starting scrum-half Morgan Parra at fly-half alongside Yachvili. Up to this point, tension had been growing between the team, management and the press with Harinordoquy's defence of the selection a case in point. Arguing that the press were carrying out a "polemic" against the national side, Harinordoquy was adamant a side which was widely labelled a 'B Team' would front-up against the All Blacks. In reality, they talked the talk but failed to show any sort of strut against the New Zealanders, losing 37-17.

After seeing his selection gamble backfire, Lievremont went on the offensive in the post-match press conference telling the media to "go to hell with your questions" and describing the atmosphere as "detestable."

Corked

With rumours persisting that an uprising had occurred within the camp after their loss to the All Blacks, the evergreen Lionel Nallet was forced to reject such suggestions in an attempt to keep the peace. The lock described the rumours as "nonsense" and laughed at claims that 25 of the 30 men in the French squad did not want to play for Lievremont.

Lying in wait for the French was Tonga - a side who had already lost to Canada in the pool stages. What followed was one of the biggest upsets in the history of the World Cup as the Islanders ran out 19-14 winners. Despite their loss, France still qualified for the knockout stages - a qualification which Lievremont described as "bitter."

After the loss to Tonga, the French coach had hoped to close the ever growing chasm in the side with a few beers after the game. However, the team turned their back on their boss deciding to go their separate ways leaving a disconsolate Lievremont with an obnoxious number of beers and more questions to answer. "I would have liked for us to gather around a few drinks yesterday, to talk, to share thoughts, to tell each other that it's a beautiful adventure, all things considered," he said. "And I was disappointed.

"At the end of the press conference, I got us some beers to release the pressure - and we all split in different directions. It's a kind of disappointment. For now, there is no divide in the group, even if it may look like it. I'm still waiting for some reaction from the players. It's their choice if they do."

The Renaissance

England were another side with their fair share of off-the-field strife and the pair met in the quarter-final of the World Cup. In a similar vein to Nallet, Yachvili stepped in front of the press pre-match to once again reiterate the party line that the group were united and there was no French revolution occurring. This followed Harinordoquy's admission that the team were unhappy with Lievremont's public criticism of the players after their loss to Tonga. And while all of this was going on, Lievremont had cultivated a pencil moustache in tribute to defence coach Dave Ellis and reportedly as a result of losing a bet to his brother.

But against England, France finally found some form, storming into a 16-0 half-time lead thanks to the boot of Yachvili and clinical finishing from Vincent Clerc and Maxime Medard. And France closed the game out in the second-half despite a late fight back from England to prevail 19-12. Lievremont revelled in the moment after the match describing the victory as "emotional" and admitted he was pleased to see his side do "their part of the contract."

Tip-top

Unlike their previous opponents England, France's semi-final challenger was one of the form sides of the World Cup. Wales had captured the imagination of the country with over 60,000 supporters cramped inside the Millennium Stadium to watch their exploits against France on a television screen. Wales were slight favourites but as watchers of international rugby will know, France are the perennial party-poopers when it comes to supposed 'destiny'.

Despite an immense performance from France's defence - which saw them concede just one kickable penalty in the final stages of the match - the game will be remembered for a key moment in the 18th minute of the match when Alain Rolland dismissed Wales captain Sam Warburton for a 'tip-tackle' on Clerc. The incident will debated until the valleys in Wales cease to exist but France held on by the narrowest of margins to prevail 9-8. Despite failing to close out a 14-man Wales side, Lievremont was in a defiant mood post-match saying: "I don't care at all whether it was a good match or not, whether the Welsh deserve to be in the final, we have qualified for the final and that's all that counts. They [Wales] have been amazingly brave but the French team might have a guardian angel."

One final chapter?

The win over Wales teed up a final with hosts New Zealand - a team known to Les Bleus following their earlier meeting. Despite the prospect of the biggest game of their lives, all was not well in the France camp with Lievremont once again speaking out after his players disobeyed his wish to stay off the beers after their semi-final win. What followed was a bizarre torrent of abuse aimed at ais side in which Lievremont said: "I told them they are a bunch of spoiled brats. Undisciplined, disobedient, sometimes selfish. Always complaining. And it's been like this for four years. But at the same time we're in the final. And as I said yesterday we have to believe in this destiny."

Lievremont was left to rue his outburst saying days later: "I should have kept my big fat mouth shut when I saw myself quoted all over the front pages of the written press." And in one of their final press-conferences prior to the final, there was another bizarre display of player disobedience as Aurelien Rougerie stormed out, labelling the questions "bland" with Lionel Nallet left to hold the fort.

Despite the off-the-field strife and inconsistency of their performance on the pitch, France can still yet walk away with the sport's biggest prize. And that is the paradox that has been at the crux of Lievremont's time in charge of Les Bleus.
© ESPN EMEA Ltd

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Re: xv de france

le Sam 22 Oct 2011 - 23:05

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Re: xv de france

le Dim 23 Oct 2011 - 8:23
C'est la premiere fois que je me leve pour voir un bus et entendre un toulonnais me parler de "Ben carter"

Bourrin, ne cherche plus: le con du mois, c'est moi
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Re: xv de france

le Dim 23 Oct 2011 - 8:25
j'avoue avoir une attirance coupable pour le trouduc de berléand , merde il va aimer Razz

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Je vais etre heureux pendant 5 ans .
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Re: xv de france

le Dim 23 Oct 2011 - 8:31
Je viens meme de me taper une sequence de 2 min. où on voit le bus repartir, avec plan de la ville, tout ca....

Bourrin, je postule pour Novembre Laughing
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Re: xv de france

le Dim 23 Oct 2011 - 8:54
je garde un peu de fraicheur mental lol
ou ça un bus

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Re: xv de france

le Dim 23 Oct 2011 - 9:02
+1!

C'est l'heure des doutes...-1!


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Re: xv de france

le Dim 23 Oct 2011 - 9:06
Ayons une pieuse pensėe pour Arvernix qui se sacrifie en ces temps difficiles, suivant l'émission sur l'Islam sur France 2, en attendant Judaica pour, enfin, mériter la messe folle de ce Dimanche

Ça sent la passe croisée. Que la Providence veille sur la France!


Au revoir.

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[…] Et dans ces temps difficiles, où le mal rôde et frappe dans le monde, je souhaite que la Providence veille sur la France, pour son bonheur, pour son bien et pour sa grandeur. Au revoir !

Cette année c'est la bonne black.
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Re: xv de france

le Dim 23 Oct 2011 - 9:39
Quelle beaufitude entre le QG administré par un Brogni@rt bien f@de, et un multiplex chez les ultras neuneus regroupés en meute bêlante et houblonnante.

J'ai l'impression d'être hors catégorie, Champion des Champions.

La preuve:

bom
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Re: xv de france

le Dim 23 Oct 2011 - 10:57
What a Face

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Re: xv de france

le Lun 24 Oct 2011 - 21:24
Victoire
de la Nouvelle-Zélande dimanche 23 octobre à l'Eden Park d'Auckland, 8 à
7, sur des rugbymen français sublimés par l'enjeu. Les All Blacks
remportent leur second titre de champion du monde, une nouvelle fois sur
leurs terres. Causerie post-match entre nos envoyés spéciaux François
Mazet et Sylvain Mouillard, et les amoureux du rugby de la maison Slate,
Etienne Augé, Yannick Cochennec, Felix de Montéty, Simon Battaglia...
***
Lièvremont va nous manquer

«Bon
allez, ça suffit.»
Ainsi est parti Marc Lièvremont ce lundi au Crowne Plaza Hotel, à
l’issue de sa dernière conférence de presse comme sélectionneur de l’équipe de
France. Une bise à la traductrice irlandaise qui le suit depuis quelques
semaines, et rideau. Le Catalan ne goûte que très modérément l’exercice
médiatique, mais il s’est quand même pointé face à la presse –rien ne l’y obligeait
dans le règlement de la compétition– quelques heures après la finale perdue
contre la Nouvelle-Zélande. Pour envoyer quelques taquets et en remercier
d’autres.

Dans la salle,
plusieurs membres de son staff, «avec leurs têtes d’idiots du village»:
Joël Jutge, conseiller arbitral, Julien Deloire, préparateur physique,
l’officier de liaison néo-zélandais, et Didier Retière, coach des
avants. Ce
dernier a même écrasé quelques larmes, ce qui a valu un sanglot étouffé à
«Marco» durant son speech, quand il a évoqué la balade des Bleus au Mont
Eden –sommet volcanique qui domine Auckland– et la Marseillaise qui y
retentit avant
le match contre les Blacks.

Lièvremont est
ainsi. Soupe au lait, rancunier, mais aussi profondément humain. Il a avoué que
ses joueurs lui avaient «fait la gueule pendant la semaine», à la suite de sa
sortie sur les «sales gosses». Il ne leur a pas remis les maillots avant
la finale, craignant que cela ne les dérange. Après quatre ans passés avec un
mot à la bouche –«responsabilisation»– le coach des Bleus est enfin
parvenu à faire passer son message, quitte à devoir se mettre en retrait.


Après la défaite
contre Tonga, ses joueurs se sont pris en main. C’est cet engagement qui leur a
permis de disputer une finale épique contre «la meilleure équipe du monde».
L’épilogue n’a pas été heureux, eton sent Lièvremont amer. «Quelque
part, j’envie les joueurs, j’aurais aimé être sur la pelouse avec eux. Quand on
est entraîneur, ce n’est pas la même chose, on est toujours inquiété par plein
de petites choses.»



Comme la déception,
voire la rancoeur des déçus. «J’espère que mon groupe conservera une
certaine estime envers moi»,
souhaite le désormais ex-sélectionneur. «Mais
j’assume tous mes choix.»
Lièvremont en a aussi profité pour tordre le cou
à l’idée que son groupe l’aurait mis de côté après être passé en autogestion. «J’ai
connu cette situation en 1999 en équipe de France, en 2000 au Stade français. A
chaque fois, ce sont 15 hommes en colère qui ont réagi, mais accompagnés par le
staff.»


Un staff qui «en
a pris plein la gueule pendant quatre ans»
, ce qui a poussé Lièvremont à
régler quelques comptes. Contre les consultants qui ont vu cette équipe «minable»,
contre «notre partenaire habituel» (France Télévisions), contre «la
chaîne du rugby»
(Canal+), contre «le journal du rugby» (L’Equipe ou
Midi Olympique, voire les deux) et contre la «famille du rugby» (la fédé?)... tous coupables d’un manque d’entrain patriotique, selon lui. En revanche,
il décerne un satisfecit à TF1, qui «nous a beaucoup soutenu pendant les
quatre mois jusqu’à cette Coupe du monde».
Marco s’en va, et ses
conférences de presse épidermiques avec lui. Il ne nous regrettera pas.
L’inverse n’est pas forcément aussi vrai.


François Mazet et Sylvain Mouillard

Stephen Donald

Quelques jours après avoir été tiré par le sélectionneur
Graham Henry de vacances bien méritées consacrées à la pêche à la ligne et à la
bière fraiche, Stephen Donald offrit la coupe du monde de rugby aux All Blacks,
le dimanche 23 ocotbre 2011, d’un coup de pied bien ajusté qui valait trois
points. Sur le podium où se pressaient les membres de l’équipe néo-zélandaise
en attendant de recevoir la coupe et l’ovation, Dan Carter, en costume,
souriait gentiment, tandis qu’à quelques pas de là, Stephen Donald exultait,
levant les poings, goguenard.




En quelques minutes, Donald
l’éternel vilain petit canard de la maison All Blacks avait connu
l’anxiété, qui accompagne chacune de ses sorties depuis des années sous le
maillot noir, puis la satisfaction de jouer correctement, de marquer dès son
premier coup de pied, puis le bonheur suprême de remporter une coupe du monde
dont il n’aura pourtant été qu’un intérimaire. Stephen Donald, c’est l’envers
du mythe All Blacks; un honnête joueur provincial que les «odieux» (Christian
Jean-Pierre) médias néo-zélandais ont toujours méprisé, à l’inverse
du chouchou Daniel Carter qui a les faveurs des coaches, des journalistes et
des publicitaires.




Pourtant, Donald n’est pas un mauvais joueur, il est même
très régulier depuis plusieurs années au poste de numéro 10 de la franchise
néo-zélandaise des Waikato Chiefs. Il joue dans le Super 15, un championnat
extrêmement exigeant techniquement et physiquement, qui plus est dans un pays
où les talents ne manquent pas à son poste. Mais il y a Dan Carter... Dan
Carter, l’enfant chéri de la ville martyre de Christchurch, le beau gosse,
celui qui est bon au rugby, beau, intelligent, honnête, respectueux, inspiré
mais pas fantasque, drôle mais pas vulgaire, musclé mais pas trop, riche mais discret,
gentil, serviable, et modeste avec ça...




Alors Stephen Donald n’y peut rien, mais que pourrait-il
faire de plus, lui, que de bien jouer avec son club et sa province, pour
espérer grappiller quelques minutes en équipe nationale quand on repose le titulaire?
Les All Blacks et lui, il aurait voulu que cela soit une histoire d’amour,
comme tous les jeunes garçons du pays au long nuage blanc. Mais quelques bévues
ici et là lui ont coûté sa place, et sa réputation...




Les Australiens rigolent encore de son coup de pied rendu à
leurs arrières alors qu’il aurait pu mettre fin au match des All Blacks
victorieusement contre eux en 2010. Trois minutes plus tard, O’Connor
transformait l’essai de la gagne pour les Wallabies. Être éternel remplaçant
passe encore, lorsque le titulaire s’appelle Carter, mais l’être par défaut, en
attendant l’émergence d’un jeune talent, cela pousse à la dépression.




Dan Carter, mais aussi Luke McAllister, Nick Evans, Cameron
McIntyre, Stephen Brett, Colin Slade, Aaron Cruden: la liste des ouvreurs néo-zélandais
préférés à Stephen Donald est longue comme le bras... Et voilà que c’est lui
qui tape cette pénalité anodine et facile, en finale de la coupe du monde.
Après la blessure terrible de Cruden, c’est lui qui a l’opportunité de mettre
les Bleus à huit points, et qui y parvient, à 35 mètres face aux poteaux...
Alors on pourra toujours dire que c’était une pénalité facile, que s’il ne
l’avait pas mise et que les Blacks avaient perdu, il aurait bien fait de
traverser le Pacifique à la nage et de se faire oublier, mais c’est un fait:
Stephen Donald a fait gagner la Coupe du monde de rugby à la Nouvelle-Zélande.




Il n’est pourtant pas devenu intrinsèquement un meilleur
joueur, plus talentueux, plus exceptionnel, plus digne du maillot des All
Blacks que celui qu’il était il y a quelques mois. Mais après la victoire des
Irlandais contre les faibles Australiens, après la litanie de malheurs des
Sud-Africains, après la honte des Français face aux Tonga, le panache des
jeunots gallois et le courage des finalistes français, moqués pendant des
semaines par des journalistes pris dans la temporalité de la compétition et
trop souvent incapables de recul, il faut redonner leur honneur aux
sans-grades.




Parce que quand les cadors sont blessés, fatigués ou en
petite forme les matchs sont parfois gagnés par ces petits soldats du rugby,
qu’ils soient irlandais, tongiens, gallois, français et même néo-zélandais...
Dans quelques jours, Stephen Donald partira en Europe, jouer avec le club
anglais de Bath, pour lequel il ira taper des pénalités dans la boue, de
Gloucester à Agen, en pensant peut-être à celle grâce à laquelle il avait fait
gagner la Coupe du monde au pays du rugby, le sien. Cette pénalité, c’est sur,
ça ferait vraiment une bonne histoire à raconter à ses petits enfants, plus
tard, quand il les emmènera à la pêche. C’est vraiment pas Dan Carter qui peut en dire autant.
Félix de Montety
Gamberger

«Ouais. Alors on va essayer de les faire gamberger.» Interrogé quelques secondes avant
l’entame de la seconde mi-temps le sélectionneur français eut l’une de ses
formules historiques qui, déjà, commencent à nous manquer. Objectif, donc: essayer de faire gamberger ceux qui
menaient alors si maigrement au planchot.


L’abscons Marc n’avait pas
tort. A cet instant, les Blacks, sur le fond, étaient jouables; et ils l’étaient parce qu’ils étaient inquiets. Envoûtés, ils semblaient avoir perdu
leur rugby. Ils jouaient cotonneux face des Blancs-Bleus qui, il est vrai, ne
parvenaient que par bribes à retrouver la mémoire de leur nom.


La vérité vraie, c’est nous
savions tous déjà à cet instant que cela ne pourrait que mal finir; ou plus
précisément que cela finirait par un coup du sort; ce sort ici souvent paré de
la tunique d’arbitre hors-sol. On redoutait ce qui est plus-que-le-pire pour une
finale mondiale: un scénario de nanard où l’esprit même du beau jeu s’est
envolé.


Dès lors, pourquoi donner tort à
Marc? Pourquoi ne pas suivre le carnet de commandes: miner plutôt que de
construire, faire douter l’autre plutôt que se faire respecter de lui?
C’est un genre couru. Il n’a certes rien de flamboyant mais il a cette vertu
qui n’est pas grande de flatter aisément les petits.


Ces petits commerciaux qui préfèrent
les chiffres aux mots; ces minuscules qui, toute honte bue, clament que seule la victoire est belle quand ils
voudraient dire qu’elle est profitable.


Certes, avec un peu de gamberge, tout
aurait pu s’inverser. Et à dire vrai on saisit encore mal quelle fut cette
force obscure venue des volcans qui fit que tout ne s’inversa pas. A quoi
s’ingénia la bande disparate de ceux qui n’étaient déjà plus depuis longtemps les hommes de Lièvremont?


Ailleurs, elle aurait sans doute
pu l’emporter. Mais pas ici, pas contre sur ce peuple qui la recevait. Si tel
avait été le cas, si la Coupe était en partance pour Paris (et s’il eût impérativement
fallu qu’elle gambergeât) la France ne gambergerait certes pas ce soir comme on
l’entend gamberger.


Or voici que nous ne parvenons pas
à succomber à la tristesse. Et ce bien moins par on ne sait quel réflexe anti Français
que pour une bien simple raison. Parce que cet écart de poucet est le plus juste
et le plus parfait petit symbole commun qui vaille : celui de la
résistance du jeu de rugby au grand n’importe quoi qui chaque jour le menace un
peu plus.


On peut certes, en démocratie
aussi, clamer que seule la victoire est belle. On peut aussi trouver que la
défaite de ce jour à l’Eden Park a, tout bien regardé une certaine gueule, sinon
belle du moins comme rafraîchissante. Tout est presque toujours possible sur un match mais point trop n’en
faudrait. Le rugby perdrait sa raison même d’être s’il devait déchoir jusqu’au
sordide des jeux de paris et de hasard.


Mais voici donc que nous gambergerions à
notre tour? Pas tout à fait. Il faut ici ouvrir le dictionnaire et découvrir
que Marc Lièvremont, une fois encore nous a piégé, ou s’est pris à ses pièges. C’est que ce verbe du premier groupe
n’est en rien synonyme de faire douter. Il y a un siècle à Paris, dans le bel
argot des beaux voyous au trait de moustache brune, gamberger signifiait «réfléchir», «calculer», «combiner».


Un siècle plus tôt, du temps de Vidocq et des coiffures à la
Médard, c’était «compter» au sens de «ne rien perdre». A cette aune, Marc a une
nouvelle fois raison contre René. Doublement. Non seulement nous avons essayé
de faire gamberger les Blacks mais
nous y avons, de peu, réussi. Et nous savons tous que seul est beau l’objectif
atteint.
Jean-Yves Nau
Imprévisible et mérité

La plus belle équipe de rugby du monde a gagné et en
sport, il est toujours heureux de voir les meilleurs triompher. Sur la foi de
cette finale, le XV de France aurait peut-être mérité de s’imposer, mais sur
l’ensemble de ce mois et demi de compétition, il n’y a pas photo en dépit de ce
tableau de score étriqué.


Non, la Nouvelle-Zélande, privée du meilleur joueur de la
planète, Dan Carter, n’a pas volé cette deuxième coupe du monde de son
histoire. Elle était bien la plus talentueuse de toutes.


Inutile de s’en prendre à l’arbitre. Inutile de refaire
le match avec des si. Inutile de rappeler que les Gallois auraient mérité, eux
aussi, d’être à la place de ces Français. Inutile de s’en vouloir puisque les
hommes de Marc Lièvremont ont tout tenté jusqu’à la dernière seconde. Cette
équipe de France aura été imprévisible jusqu’au bout en gardant le meilleur
pour la fin, en déjouant tous les pronostics ou en contredisant tous les
jugements à l’emporte-pièce souvent portés sur elle.


En définitive, n’en déplaise à ses détracteurs, Marc
Lièvremont a été un très bon sélectionneur qui, souvent malgré lui, a réussi à
souder ce drôle de XV de France qui a fini par ressembler à quelque chose:
presque à la meilleure équipe du monde. 8 à 7, comme 87, année de la première
victoire néo-zélandaise sur ses terres. Pour les kiwis et surtout pour le
rugby, l’histoire reste belle. C’est aussi cela l’essentiel.


Yannick Cochennec
Le blues du supporter du XV français un dimanche matin à La Haye



Regarder la finale de la Coupe du monde quand on est
expatrié, c’est d’abord un moyen de se sentir proche de son pays qui semble
soudain si loin et dans lequel on aimerait être maintenant, sans réfléchir à un
patriotisme arrogant. Donc, trouver d’abord comment pouvoir regarder cet
événement majeur du rugby, sport inconnu voire méprisé au pays du korfball.


Comme les bars sportifs de La Haye ne semblent pas ouvrir le
matin et que les autres ne se sentent pas concernés, il faudra espérer qu’une
chaîne de télévision transmette le match, sinon, ce sera par France Info en
streaming comme les autres fois. Miracle, la première chaîne retransmet la
finale, avec des commentaires en néerlandais assez peu enthousiastes pour une
oreille pas encore adaptée à la langue du pays. Le haka commence, et les
Français lui répondent par une formation à la «300», pour le commentateur
batave. C’est plutôt le V de la victoire, question de point de vue.


Le match commence sans entrain, et c’est le premier essai
noir. On s’y attend, on est préparés, les Français ne seront pas champions du
monde, mais pour une fois, les rôles sont inversés dans cette magnifique mythologie
que peut raconter le rugby: la France et ses dizaines de millions d’habitants,
son siège au G8 et au conseil de sécurité de l’ONU, sa puissance militaire et
son histoire légendaire, cette France est dans une position de challenger par
rapport à la minuscule Nouvelle-Zélande, perdue dans le pacifique, dont on ne
connaît que les moutons et … le rugby.


Alors, comme chaque fois que la France veut se soulever
comme un seul homme, ou quinze, pour faire couler un sang impur et black, les
Français soutiennent leur équipe qui les a tellement déçus jusqu’à maintenant
mais, comme eux, capable du meilleur comme du pire. Le XV est une allégorie de
la France, une auto-légende et seul le rugby sait raconter ces épopées come les
décrit si bien un Herrero, poète hirsute qui sait raconter la régression
positive des mêlées. Comment l’expliquer aux Néerlandais qui ne comprennent pas
la soif de brutalité de notre culture ?


La France limite les dégâts en première mi-temps, seulement
5 petits points. Puis soudain, c’est l’essai qui fait renaître l’espoir. Alors,
où est cette déculottée promise par des Néo-Z obligés de gagner? Avec l’espoir
revient l’arrogance. Les Français sont les pires gagnants qui soient, se
sentant obligés de la ramener en permanence, incapables de triompher avec
modestie. Perdre avec panache, à la Cyrano, certes, mais gagner contre les
meilleurs rugbymen qui soient?


Les Français seraient puants et insupportables. Alors, une
courte victoire néo-zélandaise serait encore la meilleure solution pour tout le
monde. Les Blacks resteraient les rois de l’ovalie, et les Français sauveraient
l’honneur. Et puis non, tant pis pour la modestie, il faut gagner. Ne serait-ce
que pour préserver cette réputation de David contre Goliath que la France
malgré sa force parvient toujours à symboliser, quand elle se dresse contre les
Etats-Unis en géopolitique ou contre les nations de l’hémisphère sud en rugby.


Après tout, dans le XV, il y a Imanol, Morgan, Dimitri ou
Trinh Duc, une équipe à l’image de la diversité du pays, loin du cliché de la
France «black blanc beur» même si on aurait aimé plus de couleurs. Les Blacks
ne font cependant guère mieux et les polynésiens sont rares dans une équipe
principalement anglo-saxonne jusque dans son management.


La France joue magnifiquement mais ce ne sera pas la
victoire rêvée. La Nouvelle-Zélande la mérite peut-être plus que nous.
Reviennent les pensées nationalistes de bas étage: après tout, à part le rugby
et Flight of the Conchords, ce pays
au bout du monde n’a pas la même chance que nous. Comme nos guerriers vaincus,
j’aimerais rentrer au pays. Jouer le Français modeste sera plus facile lundi,
d’autant que les joueurs ont été exemplaires. Tant mieux pour l’image de la
France, tant pis pour la coupe. Il est l’heure du déjeuner aux Pays-Bas. Je
vais m’acheter des kiwis.
Etienne Augé

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Re: xv de france

le Mar 25 Oct 2011 - 12:11
lors que le règlement stipule que l'équipe adverse ne doit pas dépasser la ligne médiane lorsque les All-Blacks effectuent le haka, le XV de France a écopé d'une amende de 2875 euros d'amende.

Le XV de France va devoir passer à la caisse avant de quitter la Nouvelle-Zélande. Les Bleus ont en effet écopé d'une amende de 2875 euros pour avoir franchi la ligne médiane alors que les Néo-Zélandais effectuaient le haka avant la finale de la Coupe du monde. Ce qui est strictement interdit par le réglement. Thierry Dusautoir et ses hommes avaient choisi de se placer en forme de V, avant d'avancer vers leurs adversaires.

Rédigé par Rédaction Sport365

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Re: xv de france

le Mar 25 Oct 2011 - 18:39
Si l’équipe de France de rugby avait remporté la Coupe du monde de rugby, le journaliste sportif aurait su à quoi s’attendre: sa corporation aurait été moquée et probablement traînée dans une boue de commentaires charriée par bien des sites.

De manière inévitable, Marc Lièvremont aurait été comparé à Aimé Jacquet et aurait donné à son tour écho à la prétendue incompétence des journalistes sportifs, si critiques avec le sélectionneur abandonné de tous après l’Italie-France de mars dernier («Lièvremont doit-il partir?» avait titré L’Equipe sur la largeur de sa Une) et regardé avec de gros yeux noirs après le Tonga-France de cette Coupe du monde.

A partir des quarts de finale et du succès contre l’Angleterre, le sélectionneur ne s’est d’ailleurs pas privé de prendre sa revanche sur tous les Cassandre qui l’avaient épinglé, à commencer par les anciens joueurs promus consultants devenus tellement envahissants pendant un mois et demi. «Pourquoi cette dernière conférence de presse?», lui a-t-il été demandé, lundi 24 octobre, au lendemain de cette finale crève-cœur.

«J’ai peur que vous (les journalistes) me manquiez et je voulais profiter de ces derniers moments, a-t-il répondu avec ironie. Ça a été la semaine des dernières donc c’est ma dernière conférence de presse. Je peux vous assurer que vous n’allez pas beaucoup m’entendre ni beaucoup me voir dans les semaines à venir. Avec les nombreux consultants qui ont argumenté en permanence pour dire à quel point cette équipe de France était minable, je vais vous laisser expliquer comment elle a réussi à faire trembler les All Blacks sur leurs terres pendant 80 minutes.» Amertume évidente et compréhensible…
Pas le nouvel Aimé Jacquet

Mais même vainqueur, Marc Lièvremont n’aurait pas été le nouvel Aimé Jacquet qui a vu lui-même des similitudes dans leurs trajectoires. Faire un parallèle entre 1998 et 2011 aurait correspondu à comparer des pommes et des oranges ou plutôt des prunes et des marrons. En effet, contrairement à Aimé Jacquet, Marc Lièvremont, certes malmené, n’a subi aucune attaque ad hominem, s’en prenant à sa personne comme cela avait été le cas il y a 13 ans dans les colonnes de L’Equipe où, sous la plume de Jérôme Bureau, son directeur de la rédaction d’alors, Aimé Jacquet avait été rabaissé et regardé de très haut.

Car si Aimé Jacquet avait proféré les paroles qui avaient été les siennes au micro des reporters quelques secondes après la délivrance du France-Brésil du Stade de France, c’était bien et surtout avec le souvenir de cette blessure personnelle et moins à cause du fait que pendant de longs mois sa stratégie avait été mise en doute, sans oublier les soupirs liés aux tristounettes prestations de l’équipe de France à la veille du grand rendez-vous.

Les années ont passé et un certain malaise continue cependant de perdurer. Il est même renforcé au terme de cette coupe du monde de rugby. En France, depuis 1998, le journalisme sportif arbore une cicatrice pas complètement refermée et sur laquelle il est souvent commode d’appuyer, à tort ou à raison, à l’image de la polémique née de la fameuse Une et des révélations de L’Equipe en juin 2010 et mal digérées par nombre de lecteurs.

Son procès en incompétence et en malfaisance demeure instruit dans un domaine, le sport, rempli de supporters fanatiques, qui ont souvent le sentiment d’en savoir plus que les commentateurs qui ont la chance de pouvoir écrire ou parler sur le sujet. Les attaques incessantes dont a fait l’objet Christian Jeanpierre, le commentateur de TF1, tout au long de cette coupe du monde ont cristallisé cette virulence si ce n’est cette violence.

Le quotidien L’Equipe, qui est en position de quasi monopole sur son secteur, est aussi souvent au cœur de la cible des aficionados, pratiquants ou non, puisque, dans bien des cas, c’est le seul journal auquel ils peuvent se référer sérieusement en matière de sport.

Reste aussi dans l’esprit de nos champions (et d’une partie du public) l’idée et la confusion que le journaliste sportif devrait être leur supporter n°1 chargé d’envoyer les bonnes nouvelles et de délivrer les satisfécits urbi et orbi. Et que les commentateurs auraient dû, peut-être, continuer à battre la mesure pour continuer de nous faire croire en l’espérance au lieu de s’appesantir sur les causes de la débâcle contre les Tonguiens ou de faire la fine bouche sur le succès tiré par les cheveux contre le Pays de Galles puisqu’en sport, c’est bien connu, seule la victoire (et la qualification) compte.

Tout cela est évidemment excessif pour de ne pas dire puéril. Les joueurs de l’équipe de France ont eu tort de se fermer comme des huîtres car à l’exception de quelques rares débordements, la presse a fait correctement son métier en faisant vivre un débat somme tout légitime sur la stratégie de cette équipe de France qui pouvait poser question (sinon de quoi aurait-il fallu parler?). Face à une presse anglo-saxonne, et notamment britannique, Marc Lièvremont sait très bien qu’il aurait eu plus à souffrir et à subir.
Les journalistes ont leur part de responsabilité

Mais les medias sportifs ne doivent pas échapper non plus à la critique notamment en ce qui concerne leur volonté obsédée de réclamer du beau jeu comme un dû ou de traiter le sport en permanence par le vecteur de la grandiloquence et par le biais de mots comme «exploit» ou «héros» employés à tort et à travers à longueur d’année et auxquels finissent par croire ceux auxquels ils s’adressent. Des mots banalisés et vidés de leur sens, mais qui montent vraiment à la tête de certains qui ne les méritent pas et qui vous le font payer plus tard en ne passant plus les portes.

Pour des motifs en partie publicitaires, les rubriques sportives (et culturelles) sont les seules à verser encore dans un angélisme quasi délirant fait d’incantations («c’est extraordinaire», «faites-nous rêver», «le rêve bleu», «inoubliable», «magique»…) qui ne sont plus de saison dans le monde d’aujourd’hui où le sportif doit être aussi remis à sa juste place. Il n’y a aucune raison pour qu’il soit jugé de manière méprisante -et cela n’a pas été le cas en Nouvelle-Zélande- ou porté aux nues comme s’il allait réussir, comme un super Zorro, à nous faire oublier, par exemple, la crise économique.

Si la France était devenue championne du monde dimanche 23 octobre, cela aurait été évidemment «fabuleux», «sensationnel», «incroyable», «historique», mais ces qualificatifs n’auraient pas eu plus de sens que les «lamentables», «inqualifiables», «indignes» qui auraient été collés sur le dos des joueurs du XV de France s’ils étaient restés au pied des quarts de finale. Après tout, il s’en est fallu de peu.

Dans cet esprit, on espère que Marc Lièvremont saura raison garder et ne pas se noyer éternellement dans une aigreur qui ne lui ressemblerait pas. L’essentiel, pour lui, est d’avoir eu (presque) raison envers et contre tous. Le journalisme sportif doit, lui, méditer cette nouvelle leçon qui, ne lui en déplaise, lui a été administrée. Pour lui aussi, au-delà des manchettes trop vendeuses, la prudence reste la mère de toutes les vertus…

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Re: xv de france

le Sam 29 Oct 2011 - 16:13
Avant match ST SF, itw de Servat. A la question:"vice champion du monde, vous devez nourrir des gros regrets apres cette finale", repondre sanglante.
"On peut pas tout vous dire, mais on nourrit bcp plus de regrets"
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Re: xv de france

le Sam 29 Oct 2011 - 16:18
Ben justement, c'est le type de phrases qui peut tout dire et rien. C'est sensé signifier quoi?

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Re: xv de france

le Sam 29 Oct 2011 - 16:23
Je sais pas. Peut etre qu'avec un plan de jeu en place, des automatismes travaillés pdt 4 ans, un N'Tamack sorti du frigo, ... y'avait de la place pour mieux.
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Re: xv de france

le Dim 30 Oct 2011 - 8:38
Mardi 24 octobre 2011. Alors que l’équipe de France prend
l’avion pour rejoindre Paris, après avoir livré un match
d’anthologie face aux All Blacks à l’Eden Park d’Auckland, le New Zealand
Herald, principal quotidien du pays, lance
une nouvelle polémique: le capitaine des Blacks, Richie McCaw, aurait été
victime d’une fourchette à la 76e minute du match, infligée par
Thierry Dusautoir ou par Aurélien Rougerie, les images ne sont pas bien claires
et rien
ne permet de dire qu’il s’agisse d’un geste intentionnel.


[ Download ]



Le lendemain,
le Herald en
remet une louche en accusant certains joueurs français d’avoir craché
sur un de ses photographes. (Le New Zealand Herald est d’ailleurs un des rares
médias à ne pas évoquer l’arbitrage contesté de Craig Joubert, ce dont ne se
privent pas les médias en Grande-Bretagne comme en France.)




Dans un précédent
article, qui portait sur les réactions ironiques ou gratuitement
méchantes que l’on pouvait lire sur les sites Internet américains lors du
déclenchement de l’opération des Alliés en Libye, j’avais évoqué à quel point
la tradition du «French bashing» était ancienne, viscérale, mais parfois
teintée de tendresse et d’amusement chez nos amis d’outre-atlantique.


La semaine dernière, avec la préparation de la finale entre
la France et les All Blacks, la presse néo-zélandaise s’en est donnée à cœur
joie sur les Français. Pour autant, la haine du François est, aux antipodes,
d’une toute autre nature que celle qui anime nos amis Américains.




La Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et l’Australie ont pour
caractéristique commune d’avoir été des colonies britanniques. Les Etats-Unis
se distinguèrent à la fin du XVIIIe siècle par une révolution qui, avec
l’aide massive de la
France, se solda par leur indépendance.
L’Amérique n’est pas un dominion et ne fait pas partie du Commonwealth. Si ses
racines culturelles et linguistiques sont indubitablement et clairement
anglo-saxonnes, elle n’est plus liée, et depuis 1776, aussi profondément que
peuvent l’être la Nouvelle-Zélande ou l’Australie avec la Grande-Bretagne.
Élisabeth II est encore la souveraine de ces deux nations (en voyage en
Australie, elle a d’ailleurs félicité,
comme il se doit, les All Blacks pour leur victoire). Si certains militants
politiques souhaiteraient voir l’Union
Jack disparaître du drapeau néo-zélandais ou australien,
ils sont loin de faire l’unanimité.




Mais, et pour faire honneur à la Nouvelle-Zélande, revenons
à nos moutons. D’où vient ce besoin de «casser du Français» en
Nouvelle-Zélande? Et quels en sont les ressorts? Il y a bien sûr, et avant
tout, le besoin, pour la presse, de faire monter la pression et de vendre du
papier. Et pour cela, rien de tel que de montrer du doigt l’équipe adverse
comme l’équipe à abattre. Sur quelle base?




Des contentieux



On aura beau chercher dans l’histoire, aucun conflit armé
n’a opposé la France et la Nouvelle-Zélande, mais les Kiwis sont assez remontés
contre les Français à propos de deux sujets particulièrement épineux. On se
souvient naturellement de l’affaire du Rainbow Warrior, navire de
l’organisation Greenpeace coulé par des plongeurs de combat français dans le
port d’Auckland en 1985 et de l’imbroglio politico-judiciaire qui en découla
(en plus d’avoir fait une victime, le photographe portugais Fernando Pereira).
Cet acte fut décrit par le Premier ministre Geoffrey Palmer comme «la plus grave violation de la souveraineté
territoriale qu’ait jamais subi la Nouvelle-Zélande… un acte de terrorisme
soutenu par un État, un
acte de guerre.»





On se souvient peut-être moins que l’organisation écologiste
était alors prise pour cible par le gouvernement français en raison de ses
protestations relatives à la tenue d’essais nucléaires dans l’atoll de Mururoa.
La Polynésie française n’est pas très loin de la Nouvelle-Zélande et l’opinion
publique comme la classe politique néo-zélandaise ont à maintes fois fait part
de leurs vives protestations à ce propos, ce qui constitue le second sujet de
tensions entre nos deux pays.




Pourtant, presque rien n’a transparu de ces querelles
politiques dans les récentes charges des médias néo-zélandais et pour cause: ce
n’est pas après la France que les Néo-Zélandais en avaient, mais contre les Français.
Les Français, vraiment?




Une histoire des
brutalités gauloises






A history of gallic
brutality
, tel était le titre qui barrait une des pages du New-Zealand
Herald le vendredi précédent la finale. Vous avez bien lu: brutalité gauloise et non française. Les Italiens parleraient sans aucun doute, quant à eux,
de la Furia Francese, cette
réputation de férocité qui nous suit depuis le XVe siècle dans la
péninsule. C’est là une différence de taille entre le French-bashing que l’on dira commonwealthien
et celui des Américains: dans le second cas, c’est la lâcheté, la veulerie et
la préciosité française qui sont au coeur du sujet. Dans le premier, c’est la
brutalité et la barbarie gauloise qui
font l’objet des commentaires (disons-le tout de suite, dans son traitement de
l’information, le New-Zealand Herald est assez proche du Sun ou du Daily Mail).





À ressorts différents, effets variés. Si le sentiment
général que peut inspirer la France aux «French-haters» outre-Atlantique est la
raillerie, la violence supposée des Français/Gaulois provoque, quant à elle,
l’indignation. (Il est vrai que comparés à leurs homologues français, les
avants néo-zélandais, c’est le cercle des poètes disparus.)




L’ancien capitaine des All Blacks, Wayne Shelford, en
remettait d’ailleurs une louche dans le même numéro du New-Zealand Herald. Sous
le titre «Attention
aux saloperies des Français», le vétéran prévenait:




«Ce genre de tactique
est dans la mentalité des Français… Je ne dis pas que cela va se reproduire,
mais s’ils le font à nouveau, les All Blacks devront réagir, car l’arbitre
risque fort de ne pas voir tout ce qui se passe. Comment? C’est à eux de voir.»




Un appel à peine masqué à des représailles…
Lecteurs plus mesurés que le Herald





Sur le site Internet du journal, les trois premiers commentaires à cet article sont édifiants. Le
premier:




«voilà une opinion peu
amène, quand bien même elle serait fondée et donner autant de place à un tel
article n’est ni poli, ni amical pour nos hôtes.»




Le second, réagissant au premier, est plus mesuré, mais va
dans le même sens:




«Je suis d’accord – la
plupart d’entre nous savent que Buck (le surnom de Shelford) ne s’est pas
montré, c’est le moins qu’on puisse dire, irréprochable sur le terrain. Mais
comme tu dis: accorder une telle importance à un article de ce genre n’est pas
une bonne chose. Les kiwis devraient être au-dessus de cela.»




Le dernier enfonce le clou:




«Quel exemple
pathétique de journalisme. Cette équipe et leurs supporteurs sont nos hôtes.
C’est très embarrassant. Allez les All Blacks! Honte au Herald.»




(Puis, des Français, des Britanniques se mêlent de la
conversation et le fil dégénère, comme toujours, avec un ou deux trolls,
mais une majorité de néo-zélandais demeurant indignée par le titre et la teneur
d’un tel article)




Il convient donc de noter (et ces commentaires en sont un
bon exemple) que contrairement à l’affaire de Libye, qui avait vu la haine
anti-Français se déchaîner dans les commentaires, les lecteurs se montrent bien
plus mesurés que certains médias. Il en va de même pour le staff de l’équipe
néo-zélandaise qui, à titre d’exemple, a déclaré ne vouloir en aucun cas
demander la moindre sanction à l’égard des Français pour avoir franchi
la ligne médiane lors du Haka des All Blacks (l’IRB a pourtant infligé
une amende de 3.000 euros à la fédération française de Rugby).




Médiatique et institutionnalisée la haine des Français en
Nouvelle-Zélande? Sans doute. Plus abstraite, moins ressentie, moins charnelle
qu’en Amérique. Mais lors des prochains matchs de rugby que vous verrez entre
l’équipe de France et les All Blacks, gardez ceci à l’esprit: pour le
New-Zealand Herald, le mauvais geste d’un joueur français est un exemple abject
de «gallic brutality»; le même geste d’un joueur kiwi est un magnifique exemple
du «fighting spirit» et de «l’engagement» des All Blacks.




Antoine Bourguilleau

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Re: xv de france

le Dim 30 Oct 2011 - 8:52
Mouais. Le NZ Herald n'a rien à envier à la masse cybervulcane amatrice de l'Equipe parfois, beaucoup y retrouveraient leur compte.
Certains se prétendent journalistes et supporters, d'autres supporters et journalistes. Dans le down under, on est toujours soit la tête, soit le con de l'autre.

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Re: xv de france

le Dim 30 Oct 2011 - 14:00
oui je trouvais ça plus juste, leurs torchons relayés par les notres
ne donnaient pas le sentiment je suppose partagés par les passionnés de rugby aprés la finale
mais bon le buzz est le buzz vive les cons quoi Very Happy

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Re: xv de france

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