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pourquoi les filles portent du rose

le Jeu 14 Avr 2011 - 20:29
Pourquoi les petites filles portent du rose et les garçons du bleu
LU SUR...



Jupe blanche, chapeau à plume, cheveux frôlant les épaules... et pourtant, c'est bien Franklin Delano Roosevelt, le 32e président des Etats-Unis, que l'on voit sur cette photo d'enfance postée par Themarysue.

Etonnant? Pas vraiment. Si cette tenue paraît aujourd'hui surprenante, les conventions sociales de 1884, époque à laquelle a été prise la photo, voulaient que les enfants portent des robes jusqu'à l'âge de 6 ou 7 ans, qui était aussi le moment de la première coupe de cheveux, lit-on sur le Smithsonian. La revue américaine se penche sur la question de la mode chez les jeunes enfants, et interroge Jo B. Paoletti, historienne à l'université de Maryland, qui a écrit Pink and Blue: Telling the Girls From the Boys in America, à paraître cette année.

Jo B. Paoletti n'est pas la première historienne à se pencher sur les couleurs. En France, Michel Pastoureau s'est fait connaître pour être le spécialiste de la symbolique des couleurs, avec des livres comme Dictionnaire des couleurs de notre temps, ou L'Étoffe du diable, une histoire des rayures et des tissus rayés, ou encore Noir: Histoire d’une couleur.

Jo B. Paoletti elle-même se penche depuis longtemps sur la question: 30 ans. Sur son blog, elle affirme avoir écrit ce livre pour une «raison simple et égoïste. J'étais fatiguée de dire et redire aux gens qu''il fut un temps où les garçons portaient du rose».

En effet, pendant des siècles, les enfants ont porté de délicates robes blanches jusqu'à l'âge de 6 ans. Pour une simple raison: le coton blanc peut être décoloré. La marche vers une différenciation des habits filles/garçons n'est ni linéaire ni rapide. Le rose et le bleu, ainsi que d'autres couleurs pastel, ont fait leur apparition vers la moitié du XIXe siècle.

Ce n'est pourtant qu'au début du XXe qu'ils sont associés aux genres, et cette association s'affirme vers les années 1940. Mais si les baby-boomers grandissent dans le stéréotype des couleurs, les années 1960 et le féminisme remettront en question cette mode, et marquent le retour des vêtements neutres... jusqu'au milieu des années 1980. Vers 1985, la situation change à nouveau. Pour deux raisons: tout d'abord, la possibilité de connaître le sexe de son enfant pousse les parents à des achats vestimentaires ciblés. Ensuite, certaines de ces femmes qui ont grandi, dans les années 1980, sans pouvoir porter de rose, avoir les cheveux longs et jouer avec les Barbies, ont rejeté le look unisex pour leurs propres filles.
Photo: Modepuppe mit Promenadenkleid, Frankreich, um 1870 (vermutlich Emile Jumeau, Paris), Andreas Praefcke, wikimedia.

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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Ven 15 Avr 2011 - 0:41
Encore un titre racoleur pour pas grand chose.
c'est juste à cause des Barbies et des échographies ? Y a pas une autre explication de plus alambiquée ?
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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Ven 15 Avr 2011 - 15:32
Ouais c'est vrai quoi, la vraie question c'est de savoir si le rose rend con.

Very Happy
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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Ven 15 Avr 2011 - 16:56
en tous cas les cons aiment le rose What a Face

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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Ven 15 Avr 2011 - 17:25
Depuis leur layette jusqu'à l'âge adulte, les filles aiment la couleur rose. Vêtements, accessoires, décoration : elles ont un penchant pour cette couleur, qui, de ce fait, incarne la féminité. Pour savoir d'où vient cette préférence, le Dr. Anya Hurlbert, professeur de neurosciences à l'université de Newcastle, en Angleterre, a mené une étude scientifique sur les préférences en matière de couleurs. Pour les besoins de ses travaux, publiés dans la revue Biology, le docteur a réuni un groupe de 208 personnes, anglaises et chinoises, âgées de 20 à 26 ans. D'après un test de préférence, il n'y a aucun doute : toutes les femmes, sans exception, ont une préférence pour les couleurs allant vers le rose et le rouge sur le cercle des couleurs, ce qui n'est pas du tout le cas des hommes.
D'après l'auteur de l'étude, l'origine du phénomène daterait de millions d'années, à l'époque où les femmes s'occupaient de la cueillette. "Les femmes étaient chargées de cueillir les fruits rouges dans une nature toute verte" a commenté le Dr. Hurlbert. Ceci qui expliquerait donc que la couleur rouge-rose soit désormais synonyme de bonne santé et de beauté pour les femmes.
Par ailleurs, l'auteur a noté une attirance commune des femmes et des hommes vers la couleur bleue, qu'elle qualifie de "naturelle". Cette couleur rappelle en effet celle du cie
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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Sam 16 Avr 2011 - 11:56
Roudoudou me demande qui aime le noir dans tout ça?
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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Jeu 28 Juil 2011 - 18:59
lol ou pas
Alerte cliché: les femmes ne sont pas accros au rose, loin de là. Une étude vient d’établir que cette couleur «de filles» les repousse... justement parce qu’elle est trop connotée, peut-on lire sur Le Matin.

Le professeur de marketing Stefano Puntoni a publié un article sur la Harvard Business Review, où il explique que la couleur rose n’aide pas à combattre le cancer du sein ou des ovaires: les femmes ne se sentent pas plus concernées quand elles voient cette couleur. Pire, elles ont tendance à être moins en empathie avec la cause concernée en voyant des «signaux féminins» censés les interpeller.

Les chercheurs étaient partis de la prémisse inverse: ils pensaient que si une femme était amenée à écrire au sujet des femmes, ou qu’elle voyait la couleur rose, elle serait plus touchée par les maladies qui touchent leur genre.

Au contraire: seulement 42% des femmes qui écrivent spécifiquement sur la condition féminine se disent prêtes à donner de l’argent à la recherche sur le cancer des ovaires, contre 77% des femmes qui viennent d’écrire sur un sujet «neutre». Sur un site Internet au design spécifiquement féminin, 33% des femmes se souviennent de banières contre le cancer du sein postées par les scientifiques. Sur un site neutre, 65% les gardent à l’esprit.

Explication: le rose et tout ce qui est trop connoté «femme» dans une publicité contre une maladie exclusivement féminine enclencherait un mécanisme de défense chez celles qui y sont exposées.

«En mettant beaucoup de rose, en demandant aux femmes de penser au genre, on est à l’origine de ce sentiment de déni. On lance l’idée qu’il s’agit d’un truc de filles. C’est rose, c’est pour vous. Vous pourriez mourir. Ces signes ne sont pas menaçants en eux-mêmes [...] Mais ils connectent les femmes à la menace.»

Stefano Puntoni remarque que ce mécanisme de rejet n’appraît que dans une situation menaçante. Lui et ses collègues ont testé la mémorisation de publicités de mascara par les femmes sur un site «féminisé» et un site neutre: les résultats étaient sensiblement les mêmes. Et le déni ne se retrouve pas non plus chez les hommes: face à des annonces relatives au cancer de la prostate, ceux-ci ne sont pas dans le déni. Ce type de maladie touche des hommes âgés en général et paraît par conséquent moins menaçant, souligne Stefano Puntoni.

Il faudrait donc éviter d’abuser du rose dans les publicités contre le cancer du sein. La couleur est trop connotée pour l’instant, mais cela pourrait bien changer selon le professeur de marketing: il fait remarquer qu’avant le vingtième siècle, le rose était une couleur... d’homme.

Photo: Pink Barbie/MeL via FlickR CC Licence

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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Lun 3 Oct 2011 - 19:53
Une étude récente montre que la voix des femmes change au moment de leurs périodes de fertilité. Mais, petit bémol: ces changements sont difficilement reconnaissables selon un article de Wired du 30 septembre 2011.

Julia Fischer, chercheuse spécialisée dans la voix au German Primate Center à Göttingen, a voulu savoir si les femmes, comme les primates, envoient des signaux vocaux pour faire comprendre qu'elles sont fertiles. «Les autres espèces exposent leur fertilité avec des signes très clairs, comme les macaques de Barbarie, qui enflent», explique-elle.

Elle a donc, avec son équipe, décrypté la voix de 23 femmes allemandes à différents stades de leur cycle. Les résultats de leur étude est publiée dans le journal PlosOne.

Ils ont constaté que la voix des femmes se fait effectivement plus aiguë juste avant l’ovulation –en pleine fertilité–, mais également après l’ovulation, au moment où la fertilité est la plus faible. Leur conclusion est donc que, si les femmes envoient bien des signaux vocaux aux hommes pour les prévenir de leur fertilité (de manière inconsciente), ces signaux ne sont pas clairs.

Les recherches de Gregory Bryant, chercheur à l’université de Californie sur les changements vocaux dûs à l’ovulation, corroborent ceux de Fischer: chaque femme a effectivement la voix plus aigüe juste avant et après l’ovulation, mais ces transformations ne sont perceptibles que pour quelqu’un qui la connaît bien.

Les recherches sur l'ovulation des femmes sont nombreuses: elle ont montré par exemple que ces dernières affichent inconsciemment leur fertilité en s’habillant de façon plus sexy, dégageant une odeur plaisante pour les hommes (même si cette histoire d'odeur est contestable) et auraient davantage confiance en elles.

Certaines sont plus ou moins douteuses, exploitées à des fins de marketing, comme le relevait Jessica Grose dans un article paru le 10 septembre 2010 sur Slate.fr. Ainsi, celle de Kristina Durante publiée en août 2010 qui montre que les femmes achètent des vêtements plus sexy pendant leur période d’ovulation.

«Durant ce pic de fertilité, les femmes, qui choisissent inconsciemment des produits qui les mettent davantage en valeur sont mues par le désir d'éclipser des rivales potentielles.»

Cette étude, vise donc à améliorer la stratégie des publicités à destination des femmes. Kristina Durante ne s’en défend pas:

«Nos résultats indiquent que pour de nombreux produits destinés au marché féminin, il serait bien plus efficace de solliciter les femmes ou de leur envoyer courriers publicitaires, bons de réduction et newsletters durant cette fenêtre de quelques jours pendant laquelle elles ovulent»

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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Lun 3 Oct 2011 - 20:14
Ce matin j'ai mis une chemisette rose. C'est marrant je passais plus inaperçu Smile
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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Lun 3 Oct 2011 - 20:28
«Nos résultats indiquent que pour de nombreux produits destinés au marché féminin, il serait bien plus efficace de solliciter les femmes ou de leur envoyer courriers publicitaires, bons de réduction et newsletters durant cette fenêtre de quelques jours pendant laquelle elles ovulent»

Ils peuvent foutre des caméras où ils veulent, épier toutes mes recherches google, tous mes postes sur ce forum (je n'écris plus sur aucun autre forum lol) je me demande bien comment ils vont s’apercevoir que c'est le moment de m'envoyer une pub à la con.
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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Lun 3 Oct 2011 - 21:29
quand tu parlera pointu lol

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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Mer 5 Oct 2011 - 21:22
Dans le monde animal, l’inégalité sexuelle entre mâles et femelles est intrinsèque à la reproduction. Les premiers ont toute liberté d’aller déposer leur semence à chaque fois que l’on voudra d’eux, sans trop se soucier de la suite en général : en multipliant les aventures, ils multiplient les chances de transmettre leurs gènes, ce qui semble être une de leurs priorités dans la vie (le fameux instinct de reproduction). C’est a priori différent pour les femelles qui, une fois inséminées, ne peuvent plus répandre leurs gamètes aux quatre vents. Il n’empêche que les cas de polyandrie sont nombreux, chez les insectes, les batraciens et même les mammifères. Ainsi, si l’on met de côté le cas un peu particulier d’Homo sapiens, on peut citer l’exemple de dame putois qui s’accouple souvent avec plusieurs mâles (pas en même temps…).

Sur le plan évolutif, ce comportement tient du mystère car le bénéfice que la femelle peut en tirer n’est pas évident à mettre en lumière (si l’on part du principe que la plupart des espèces animales ne font pas cela pour le plaisir). On peut même parier que, lorsqu’un seul accouplement suffit à féconder la femelle, celle-ci a tout à perdre sur le plan énergétique à rejouer plusieurs fois à la bête à deux dos, surtout qu’elle est d’ordinaire dessous : en théorie, elle a mieux à faire de ses calories que de les dépenser en d’inutiles galipettes. Néanmoins, ce comportement existe et il doit bien avoir une raison, si ce n’est plusieurs.

Une étude européenne publiée le 23 septembre dans Science semble avoir trouvé au moins une explication. Ses auteurs sont partis de l’hypothèse selon laquelle, dans les populations animales présentant un fort taux de consanguinité, les femelles devraient multiplier les accouplements pour être sûres de trouver des mâles dont les gènes seraient suffisamment différents des leurs pour assurer une descendance viable. En effet, une trop grande proximité génétique augmente la probabilité pour que des caractéristiques délétères s’expriment. Dans leur étude, ces chercheurs ont donc créé des lignées consanguines d’un petit insecte, le tribolion rouge de la farine, qui sert souvent de modèle aux généticiens. Ils ont tout d’abord vérifié deux choses. Primo, que, dans les populations normales utilisées pour le contrôle, le nombre de partenaires des femelles (un ou plusieurs) était sans conséquence significative sur le succès reproductif. Secundo, que le poids de la consanguinité était avéré. Par rapport à leurs congénères des populations normales, les femelles des populations consanguines qui ne s’accouplaient qu’une fois présentaient bien un succès reproductif nettement affaibli.

Restait donc à s’intéresser à la dernière catégorie d’insectes : les femelles des populations consanguines pratiquant la polyandrie. Et là, les chercheurs n’ont pas été déçus : tous les indicateurs qu’ils surveillaient se sont mis à clignoter. Ces dames tribolion se sont transformées en véritables marathoniennes du sexe, allant jusqu’à y consacrer près de 40 % de leur temps soit le double de ce qui a été mesuré pour les femelles des populations de contrôle. Non seulement le temps de récupération des “consanguines” entre deux copulations étaient drastiquement réduit, mais les actes sexuels en eux-mêmes étaient plus longs, histoire d’augmenter le transfert de gamètes… Et pour ce qui est du nombre de partenaires, il montait à 17 en moyenne contre 12 pour les “filles faciles” du groupe témoin. Grâce à toute cette activité, les femelles de la population à forte consanguinité ont obtenu un succès reproductif équivalent à celles, monogames ou polygames, de la population normale. La polyandrie permet donc à la femelle de sélectionner un mâle dont les caractéristiques génétiques sont le plus compatibles avec son propre génome.

Reste à savoir ce qui conduit ces insectes à adopter ce comportement. La consanguinité a-t-elle, au fil des générations (15 en l’occurrence), rapidement sélectionné des individus à forte constitution et gros appétit sexuel ? Ou existe-t-il, dans ces populations, une alarme secrète, génétique ou épigénétique, qui pousse les femelles à multiplier les accouplements pour compenser le handicap de la consanguinité ? Quoi qu’il en soit, rien ne prouve que l’exemple des tribolions puisse être transposé à l’espèce humaine. Alors, si votre épouse vous apprend qu’elle vous a trompé avec tous vos copains de l’équipe de rugby, ne commencez pas à suspecter vos beaux-parents d’avoir fait un mariage consanguin…

Pierre Barthélémy

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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Jeu 13 Oct 2011 - 21:03
[quote][Savez-vous ce qu’est l’œstrus ? Il s’agit de ce
qu’on appelle communément les “chaleurs” chez les femelles des
mammifères, une période d’attractivité sexuelle indiquant qu’elles sont
prêtes à être fécondées. On a longtemps cru que, dans l’espèce humaine,
l’évolution avait fait disparaître complètement l’œstrus mais, depuis
quelques années, les chercheurs estiment, à certains signes discrets,
que cette petite part de “bestialité” est encore présente, enfouie au
plus profond de nous. En clair que les femmes envoient toujours, au
moins inconsciemment, des signaux avant leur ovulation et que les hommes
sont capables, tout aussi peu consciemment, de les percevoir. Cela se
trahit par d’infimes changements dans la silhouette, l’odeur corporelle,
l’attractivité du visage, la créativité verbale et la volubilité. Plus
concrètement, une étude américaine, dont j’ai fait mon miel pour ma première chronique d’”Improbablologie” dans Le Monde, a
prouvé que les femmes pratiquant des “danses de contact” dans les clubs
masculins touchaient des pourboires bien plus conséquents lorsqu’elles
étaient dans cette période bien particulière de leur cycle menstruel (eh
oui, aux Etats-Unis, la femme en chaleur se mesure forcément en
dollars…). A l’inverse, les danseuses prenant la pilule (qui empêche
l’ovulation) avaient des revenus beaucoup plus réguliers dans le mois,
mais, à l’arrivée, gagnaient moins d’argent…
Si l’œstrus existe toujours chez Homo sapiens, cela
doit en théorie s’accompagner, imaginent les évolutionnistes, de
mécanismes d’évitement permettant à la femme de ne pas attirer les
partenaires avec lesquelles la reproduction serait risquée, et notamment
les mâles de sa propre famille. La consanguinité, en favorisant
l’expression de gènes délétères, est en effet un facteur de problèmes de
santé et d’espérance de vie réduite pour la descendance. Une équipe de
trois chercheuses américaines s’est donc demandé comment vérifier si, en
plus du tabou de l’inceste, la femme en période d’œstrus disposait de
stratégies d’évitement des hommes apparentés. Evidemment, ce qui est
possible avec des cobayes animaux, à savoir les enfermer dans un espace
réduit et enregistrer leurs moindres faits et gestes 24 heures sur 24,
est plus compliqué à réaliser avec des humains. Ou alors il faut
suggérer à Endemol et M6 de lancer un Loft Story familial avec inceste
dans la piscine…

Ces chercheuses ont donc trouvé un autre moyen de mesurer les interactions sociales au sein d’une famille : la facture détaillée de téléphone portable. Comme l’explique l’étude publiée il y a un peu moins d’un an dans la revue Psychological Science, une
cinquantaine de jeunes femmes ont ainsi fourni le décompte, à la
seconde, de leurs appels émis et reçus. Elles ont également donné les
dates de leurs cycles menstruels pour que l’équipe puisse corréler
l’œstrus avec le listing téléphonique. Les chercheuses ont donc pu
évaluer, au cours du temps, les variations dans la fréquence et la durée
des appels passés par ces jeunes femmes à leurs deux parents. Si leur
théorie était bonne, pendant les périodes de fertilité élevée, ces
demoiselles passeraient moins de coups de téléphone à leurs pères que
pendant les périodes où elles ne seraient pas fécondables. En revanche,
les appels aux mères ne baisseraient pas.

Les résultats sont étonnamment conformes à cette
prédiction. Au total, 921 appels, représentant 4 186 minutes de
discussion ont été recensés. Hors de la période féconde, les jeunes
femmes appelaient en moyenne leurs papas 0,5 fois par jour (contre 0,6
appel par jour aux mamans). Lors de l’œstrus, ce chiffre tombe à un peu
plus de 0,2 coup de fil par jour (alors que les mères bénéficient d’un
surplus, avec 0,8 appel quotidien). La durée moyenne de la conversation
en est aussi modifiée : avec papa, on passe d’un peu plus de 2 minutes à
1 minute, et avec maman, de 3 minutes à plus de 3 minutes et demie.
Idem lorsque les parents appellent. On peut donc, a priori, déduire
l’œstrus d’une femme de sa facture détaillée de téléphone portable…

Pour les auteurs de l’étude, ces données sont la
première preuve comportementale que, lors de leurs pics de fertilité,
les femmes évitent les mâles apparentés. Les trois chercheuses excluent
l’hypothèse selon laquelle, à ce moment de leur cycle, les jeunes filles
auraient davantage besoin de parler à leurs mères et auraient donc
moins de temps à consacrer à leurs géniteurs. De la même manière, l’idée
qu’elles voudraient, pendant l’œstrus, se préserver de toute tentative
de contrôle de leur vie sexuelle par les pères est écartée, tout
simplement parce que les mères sont, historiquement et culturellement,
d’aussi – ou de plus – redoutables gardiennes de la sexualité de leurs
filles. Si cette idée était correcte, les mères aussi verraient les
appels et la durée des conversations baisser durant la période féconde…
Les chercheuses s’attendent à retrouver le même schéma d’évitement
téléphonique avec les frères et les oncles. Nul doute que les factures
de portable ont un avenir certain comme outils de recherche sur les
relations humaines.

Pierre Barthélémy

/quote]

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Re: pourquoi les filles portent du rose

le Ven 14 Oct 2011 - 17:19
Si quelqu'un vous disait qu'il y a 100 millions d'années, en gros, nos ancêtres ont été infectés par de l'ADN parasite qui s'est ensuite copié et collé tout seul dans leurs génomes – et que tout ça est lié à l'évolution de la grossesse chez les humains modernes – vous seriez en droit d'y voir un émule du premier L. Ron Hubbard.

Mais cette semaine, dans la prestigieuse revue Nature Genetics, des chercheurs ont étayé une telle théorie par des faits. En cherchant à expliquer comment un type de gestation plus complexe – avec la possibilité de garder le fœtus dans l'utérus jusqu’à un stade plus avancé – s'est développé chez nos ancêtres, des scientifiques ont étudié les cellules utérines de trois mammifères contemporains. Plus précisément, ils ont comparé les opossums (dont les petits se développent un long moment dans une poche), aux tatous et aux humains (dont la progéniture passe davantage de temps dans l'utérus). Ils en ont conclu que de l'ADN barbare, arrivé probablement par le biais d'un virus ou d'un parasite, avait ouvert une flopée de nouvelles perspectives quant à la fabrication des bébés.

Nous avons beau être culturellement obsédés de fertilité, du ventre de Beyoncé en passant par des femmes enceintes à plus de cinquante ans, nous ne savons pas grand-chose des événements cellulaires ancestraux qui nous ont orientés vers nos styles de grossesse actuels.
Des cas variés de reproduction: le marsupial, le tatou et l'homme

Voici ce que nous savons: tous les mammifères actuels descendent d'un ancêtre commun. Mais en termes de reproduction, c'est plutôt l'auberge espagnole. Certains, on les appelle des monotrèmes, pondent des œufs. C'est le cas de l’ornithorynque et de l’échidné. D'autres, les marsupiaux, passent par une grossesse courte et accouchent (dans le cas de l'opossum) après environ deux semaines de gestation. A ce stade, le petit opossum est tout juste assez fort pour aller se cacher dans la poche de sa maman, passer ses journées à téter et attendre de se développer suffisamment pour pouvoir s'aventurer dans le vaste monde.

D'autres encore, les mammifères placentaires, que l'on considère comme les plus évolués, ont tendance à faire durer la grossesse. Le tatou, par exemple, porte sa progéniture dans son utérus entre 60 et 120 jours, en gros. Chez nous, évidemment, cela dure environ 9 mois. Pendant ce temps, nous nourrissons nos fœtus grâce à un placenta longue-durée qui envahit les parois utérines.

Nous devons gérer une flambée d'estrogènes et de progestérone, pomper davantage de sang dans nos veines, et modifier notre système immunitaire, entre autres, pour ne pas rejeter nos fœtus comme des corps étrangers et leur permettre de se développer beaucoup plus avant l'accouchement. Pour le dire autrement: «un opossum se rend à peine compte de sa grossesse», selon les termes de Vincent Lynch, de Yale, auteur principal de la récente étude de Nature Genetics. Signifiant par-là que ces animaux ne subissent pas les mêmes bouleversements physiologiques que nous. Les tatous, par contre, ont davantage conscience de leur état – et pas uniquement parce que certains attendent des quadruplets à chaque fois. (Les humains, bien évidemment, auraient du mal à ignorer les seins douloureux et autres chevilles enflées, en dépit des rarissimes cas de déni de grossesse).
Des transposons dans l'ADN humain

Pendant des années, les chercheurs se sont demandés pourquoi l'évolution avait doté certains animaux d'une capacité à porter leur progéniture en interne, pour lui permettre de se développer jusqu'à un stade avancé. Dans un véritable tour de force* scientifique, l'équipe de Lynch vient de donner une réponse musclée à cette question. Ils ont commencé par prélever des cellules endométriales chez l'opossum, le tatou et l'humain. Grâce à une méthode de séquençage permettant une analyse à grande échelle, ils ont observé les gènes activés lors de la grossesse de chacun de ces animaux. Puis, ils ont resserré le spectre de leurs investigations sur les différences entre le marsupial (l'opossum) et les mammifères placentaires (le tatou et l'humain). Fait remarquable, ils ont trouvé de nouvelles séquences d'ADN, appelées des transposons, réparties dans les cellules humaines et celles du tatou. Ces transposons faisait office d'interrupteurs génétiques, activant certains gènes uniquement dans les utérus des animaux les plus évolués.

Les scientifiques pensent que cet ADN sans foi ni loi serait arrivé par le biais d'une infection, principalement parce qu'il existe au moins un exemple de parasites sanguinaires capables d'insérer des transposons dans les animaux qu'ils colonisent. Mais une fois à l'intérieur, le nouvel ADN s'affaire à se reproduire. «C'est comme les parasites que vous pouvez avoir dans les intestins, sauf qu'ici, ils sont dans votre ADN et ils n'ont qu'une seule envie: faire le maximum de copies d'eux-mêmes», a déclaré Lynch.

Les chercheurs savaient déjà qu'un transposon, le MER20, aidait à l'activation du gène de la prolactine, une substance importante pendant la grossesse. Mais cette nouvelle étude suggère que ce transposon pourrait avoir un rôle bien plus important – que des milliers de copies du MER20, en se répandant dans l'ADN des animaux, pourraient avoir aidé à la régulations de centaines de gènes liés aux estrogènes et à la progestérone, et auraient ainsi aidé l'utérus à supporter une grossesse plus longue et plus complexe. En d'autres termes, une invasion d'ADN pourrait nous avoir fait évoluer, dans une certaine mesure, non pas vers des chiots dans un vulgaire panier, mais vers bébés confortablement installés dans un Baby Björn.

Évidemment, la grossesse moderne est un animal retors. Les chercheurs ne pensent pas que l'incursion de transposons ait été suffisante, en elle-même, pour expliquer le passage vers la grossesse des mammifères placentaires comme nous. Déjà, cette étude laisse de côté l'évolution du placenta. De même, elle ne dit rien des changements immunitaires qu'on sait depuis longtemps nécessaires à une longue gestation. «Le système immunitaire a clairement besoin de savoir que ce truc à l'intérieur de l'utérus», et qui ne partage que la moitié de l'ADN de la mère, «n'est pas un parasite, et ne doit pas être rejeté», comme le dit Lynch. Cette histoire compte encore de nombreux blancs. Mais l'invasion d'un ADN barbare est peut-être un rebondissement fou – et important – dans le récit de la grossesse moderne, et dont nous devons en être bizarrement reconnaissants.

Amanda Schaffer

Traduit par Peggy Sastre

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