ASM clermont auvergne rugby
« La société de consommation porte mal son nom, car un con ne fait généralement pas de sommation avant de dire une connerie en société. »

La vie de supporter de l'ASM n'est qu'une suite de petites déceptions au milieu desquelles survient, de temps en temps, une grande désillusion


« Les personnages et les situations de ce forum étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »


Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
sitotoetela
Admin
Admin
Nombre de messages : 25881
Réputation : 234
Date d'inscription : 18/11/2007
http://www.hakakiri.net

les néozélandais n'aiment plus le rugby

le Mar 11 Oct 2011 - 19:03
La Nouvelle-Zélande, paradis du rugby ? De moins en moins !

Imprimer
Réduire la taille du texte
Augmenter la taille du texte
Imprimer
Envoyer l'article par email
Partager l'article sur Twitter
Partager l'article sur Facebook
Plus d'options de partage

Martin Untersinger
Etudiant


des supporters néo-zélandais avant le match contre la Roumanie à Toulouse lors de la Coupe du monde 2007 ((Bogdan Cristel/Reuters))

Depuis le début de la Coupe du monde de rugby, on ne cesse de chanter, à longueur de reportages, les louanges de ce pays du rugby que serait la Nouvelle-Zélande, ce « stade aux quatre millions de supporters », habités par la ferveur, que dis-je, la « religion » du ballon ovale.

Lorsqu'en 2005, la Nouvelle Zélande avait été préférée au Japon pour accueillir le Mondial, Trevor Mallard, ministre des Sports, avait déclaré :

« En Nouvelle-Zélande, le rugby est bien plus qu'un sport. Il a contribué à forger l'identité de notre nation. […] Notre passion pour le rugby fait partie de notre identité et de notre fierté “kiwi'.”

Tout n'est pas rose au pays du long nuage blanc

Pourtant, le 28 septembre dernier, Chris Rattue, célèbre éditorialiste sportif au New Zealand Herald, s'est fendu d'une tribune assassin : ​

“ Les All Blacks ont une place spéciale en Nouvelle-Zélande. Mais en dessous d'eux, le rugby se bat pour attirer l'intérêt du public. La Coupe du monde est une façade, le rugby va mal. ”

Citation-choc pour faire vendre du papier ? Pas sûr. En tout cas, il n'est pas le premier journaliste à avoir abordé la question.

Un an auparavant, la chaîne TV3 diffusait un reportage intitulé “ Rugby : pourquoi notre sport national est-il en déclin ? ” qui nous apprenait que près de la moitié des Néo-zélandais était moins intéressée par le rugby que cinq ans auparavant.
Des sondages éloquents

Selon un sondage (en anglais) publié cet été par l'institut UMR un mois avant le début de la compétition, seulement 37 % des Néo-zélandais attendaient “ avec impatience ” le début de la compétition ». Ils étaient 35 % à penser le contraire, et 29 % à se montrer indifférents.

Un autre sondage (en anglais), publié mi-septembre, nous apprend que 68 % des Néo-zélandais préfèreraient être « très loin » plutôt que d'assister à la finale de la Coupe du monde à l'Eden Park d'Auckland. Alors que le tournoi n'en était qu'à la deuxième semaine (sur sept), 55 % des habitants souhaitaient que le tournoi soit « déjà terminé ».

Bref, on est loin du stade de quatre millions tant vanté par les organisateurs.
Des audiences télé en déclin et des stades désertés

La cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde, le 9 septembre, a fait un carton. Elle a rassemblé plus de deux millions de téléspectateurs devenant l'événement le plus regardé de toute l'histoire du pays.

Pourtant, de moins en moins de Néo-zélandais regardent le rugby à la télévision. Dès 2007, la fédération de rugby s'alarmait des audiences « déclinantes » du championnat.

L'année suivante, le Herald on Sunday remarquait que les audiences néo-zélandaises du Super 14 (championnat réunissant les clubs sud-africains, australiens et néo-zélandais) étaient en repli de 25 % et notait « la continuation d'une tendance à la baisse qui concerne tous les niveaux du rugby ». Le rugby à 13 n'est pas épargné : ses audiences ont subi une baisse de près de 50 % cette année.

Les Néo-zélandais se rendent de moins en moins au stade, notamment pour les matchs où l'enjeu est moindre. Entre 2003 et 2009, la fréquentation moyenne des matchs du Super 14 a diminué de 32 %.

Entre l'après-guerre et l'année 2009, seuls six matches des All Blacks avaient réuni moins de 20 000 spectateurs. Depuis, en seulement deux ans, deux tests de l'équipe nationale sont passés sous cette barre fatidique (Italie 2009, Fiji 2011) et plusieurs matches l'ont péniblement franchie (Galles 2010, Irlande 2010).
Le foot grandit

Joseph Romanos, éditorialiste au quotidien régional Timaru Herald, dresse un constat similaire :

» Le rugby est notre sport national, aucun autre sport ne peut rivaliser en Nouvelle-Zélande. Mais quel que soit l'indicateur, la réponse est la même : le rugby n'est plus notre passion inébranlable. Il n'a plus l'emprise qu'il pouvait avoir ».

Et de citer la diversification des sports en milieu scolaire ou encore le fossé financier grandissant entre la population et les joueurs professionnels.

Les raisons de ce mal-être grandissant sont nombreuses. La crise économique n'a pas épargné le pays, faisant diminuer d'autant les places achetées par les entreprises pour leurs clients ou leurs salariés, ainsi que les abonnements de longue durée.

Joint par Rue89, Steve Jackson, sociologue du sport à l'Université d'Otago, explique :

« La position du rugby comme “seul et unique sport” a changé depuis longtemps. Le football est devenu le sport le plus pratiqué par les enfants, devant le rugby. Cependant, du point de vue médiatique, le rugby est encore le sport numéro 1. »

La Nouvelle-Zélande s'est en effet ouverte à d'autres sports ces dernières années. Certains, comme le football, bénéficient d'une couverture médiatique de plus en plus importante, notamment depuis la qualification de l'équipe nationale pour la Coupe du monde 2010.

Aujourd'hui, le nombre des licenciés de la fédération néo-zélandaise de football (102 000) a presque rattrapé celui de la fédération de rugby (137 000) et le football s'est solidement implanté dans le paysage scolaire, où il est préféré au rugby, parfois considéré comme trop violent.

Photo : des supporters néo-zélandais avant le match contre la Roumanie à Toulouse lors de la Coupe du monde 2007 (Bogdan Cristel/Reuters).

_________________
Le fou, l'amoureux et le poète sont farcis d'imagination.
Mon individualisme d'anarchiste est un combat pour garder ma pensée libre : je ne veux pas recevoir ma loi d'un groupe !
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum