ASM clermont auvergne rugby
« La société de consommation porte mal son nom, car un con ne fait généralement pas de sommation avant de dire une connerie en société. »

La vie de supporter de l'ASM n'est qu'une suite de petites déceptions au milieu desquelles survient, de temps en temps, une grande désillusion


« Les personnages et les situations de ce forum étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »


Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
sitotoetela
Admin
Admin
Nombre de messages : 25987
Réputation : 246
Date d'inscription : 18/11/2007
http://www.hakakiri.net

regardez vos films gratuitement

le Dim 4 Mar 2012 - 9:20

_________________
Le fou, l'amoureux et le poète sont farcis d'imagination.
Mon individualisme d'anarchiste est un combat pour garder ma pensée libre : je ne veux pas recevoir ma loi d'un groupe !
avatar
sitotoetela
Admin
Admin
Nombre de messages : 25987
Réputation : 246
Date d'inscription : 18/11/2007
http://www.hakakiri.net

Re: regardez vos films gratuitement

le Dim 4 Mar 2012 - 9:25

Des bijoux du cinéma, gratuits et légaux, ça vous dit?


Il y a une alternative au décédé Megaupload pour regarder des chefs d'œuvres en ligne.




Extrait de «La Nuit des Morts Vivants», de George Romero. DR

- Extrait de «La Nuit des Morts Vivants», de George Romero. DR -







Toi aussi, tu pleures la
fermeture de Megaupload. Pas parce que tu es un ardent défenseur du direct
download, mais parce que des pépites y étaient hébergées, du cinéma bis aux
éditions rares de vinyles de toutes les nationalités patiemment uploadées par des
armées de cinéphiles/mélomanes volontaires et désintéressés.





Mais nos larmes ne nous
ramèneront pas tout ça, inutile donc d’en faire trop. Tournons-nous vers ce
qu’il reste, et qui ne nous quittera pas: tous les films en accès gratuit et
légal sur Internet, trop souvent ignorés car leur agrégation sur certains sites
est étrangement assez peu connue. Et une chance incroyable de voir les plus
grands classiques du cinéma, au côté d’excellents films moins connus.





Le site archive.org tente par
exemple de rassembler tous les films tombés dans le domaine public. Il se
présente comme une bibliothèque:



«Nous construisons une bibliothèque numérique de sites internet et
autres artefacts culturels sous forme numérique. Comme une bibliothèque
classique, nous sommes en accès libre aux chercheurs, historiens, étudiants, et
au public




La catégorie «longs métrages de
cinéma» contient 3.123 œuvres, toutes visionnables légalement. Et les amateurs
de films noirs, d’horreur, bis, ou de screwball comedies sont servis. La nuit des
morts vivants
, premier opus de la saga des zombies de Romero fait partie
des films les plus visionnés sur le site, au côté des 39 marches d’Hitchcock, ou
de la comédie classique (et fabuleuse) La dame du vendredi.

Les utilisateurs peuvent eux-mêmes charger les films qu’ils souhaitent sur le
site: il suffit que ces films soient dans le domaine public. Et le site donne
une série de règles de droit américain qui permettent à l’utilisateur de
déterminer l’état du droit sur le film en questions.





Pour savoir si un film est dans
le domaine public, la première question est simple: existe-t-il une notice
«copyright» visible sur le film?







Contrairement au droit français,
dans lequel les œuvres sont protégées à partir du moment où elles existent et
sont originales, en droit américain, la notice «copyright» doit absolument être
apposée sur l’œuvre pour que le droit d’auteur s’applique. Un oubli, lors du
changement de nom du film «La nuit des
morts vivants
», qui devait au départ s’appeler «Night of the flesh eaters», l’a fait tomber aussitôt dans le
domaine public.



On peut par conséquent le trouver
chez quelques 23 éditeurs DVD selon iMdb, sur youtube ou google vidéo en
intégralité et, donc, sur archive.org. Tous les films qui n’ont pas de notice
«copyright» sont donc dans le domaine public.





Pour les autres, ceux qui n’ont
pas omis cette mention, le site offre une liste de règles générales, par dates,
pouvant souffrir d’exceptions. Les films sortis avant 1923 sont a priori dans
le domaine public, sauf s’ils ont fait l’objet d’une restauration, ou d’un
ajout de musique déposée.





Pour les films de 1923 à 1949, on
propose de poser la question sur les forums, pour ceux de 1950 à 1963,
Archive.org renvoie vers la base de données de la librairie du Congrès
américain concernant le renouvellement des droits d’auteurs sur les œuvres
américaines. Et enfin, les œuvres postérieures à 1964 n’ont a priori aucune
raison d’être dans le domaine public.




A titre d’exemples, et pour vous
aider à défricher les milliers d’œuvres à disposition, voici une sélection
personnelle de films qu’on peut trouver sur le site:



Les incontournables:



L’homme de la rue
(Capra, 1941)



La dame du vendredi
(Hawks, 1940)



D.O.A (Rudolph Mate, 1949)



Le criminel (Orson
Welles, 1946)



Les 39 marches (Hitchock,
1935)



Freaks (Tod Browning,
1932)



M
le maudit
(Fritz Lang, 1931)



Les Diaboliques
(Clouzot, 1955)



La nuit des
morts-vivants
(Romero, 1968)



Une femme disparaît

(Hitchcock, 1938)



Mon homme Godfrey
(Gregory La Cava, 1936)



Charade (Stanley Donen,
1963)



Tirez sur le pianiste
(Truffaut, 1960)



Suddenly (Lewis Allen, 1954)



Steamboat Bill Jr
(Buster Keaton, 1928)



Le mécano de la Generale
(Buster Keaton, 1926)



L’ange bleu (Josef
Von Sternberg, 1930)



Le
cuirassé Potemkine
(Eisenstein, 1925)



My favorite brunette
(Elliott Nugent, 1947)



Le
cabinet du Dr Caligari
(Robert Wiene, 1919)



La petite
boutique des horreurs
(Roger Corman, 1960)



Shame (Roger Corman, 1962)





Et une petite sélection de séries
b/cinéma bis :

Plan 9 from
outer space
(«the worst film ever made») (Ed Wood, 1959), Carnival of souls
(Herk Harvey, 1962) The last man on
earth
(Ubaldo Ragona, 1964), Dementia
13
(Coppola, 1963) The
Gorilla
(Allan Dwan, 1939), Les morts-vivants (Victor
Halperin, 1932), Santa
Clause conquers the Martians
(Paul
L. Jacobson, 1964), Lady
Frankenstein
(Welles & Luppi, 1971)







Média éducationnel

Tandis que Archive.org héberge
lui-même les vidéos des films proposés, d’autres sites se contentent d’agréger
des liens vers les films disponibles gratuitement et légalement sur Internet.
Un des plus populaires est Open culture,
site fondé en 2006 et tenu depuis par Dan Colman, doyen de l’université de
Stanford.

«Dan Colman parcourt le web à
la recherche du meilleur du web éducatif. Il trouve des cours gratuits, des
livres audio, les cours de langue et les films que vous cherchez
(…)»,
annonce le site. Un peu à la manière de Archive.org donc, Open culture se veut
être un média éducationnel, partageant du nouveau contenu culturel et éducatif
tous les jours.






«Nous n’hébergeons pas les contenus vidéo ou audio nous-même, nous
précise Dan Colman, ils sont tous
hébergés par des tiers, YouTube ou Archive.org pour la plupart
.» A priori,
aucun problème de droits d’auteur pour le site, donc.

«La plupart des films sont dans le domaine public, mais certains ont été
publiés par leurs auteurs eux-mêmes, et sont monétisés par la publicité.
»




Et ça marche, puisque
l’administrateur du site se souvient d’une seule plainte pour violation des
droits d’auteur en cinq ans. L’avantage d’Open culture par rapport à un site
comme Archive.org, c’est donc que son contenu n’est pas uploadé laborieusement
par des internautes, mais qu’il renvoie à toutes les potentielles sources de
contenu dans le domaine public. Archive.org, mais surtout YouTube, qui voit son
contenu bien plus vite développé que le premier, évidemment.



En 2010, Youtube avait rendu
disponible (ou au moins rassemblé en une page dont il avait fait la publicité)
400 films gratuitement. Mais en mai 2011, YT lance son service de vidéo à la demande et on ne trouve
plus sur la page dédiée les films
qui étaient gratuits. Mai 2011, c’est également la date à laquelle Google (qui
a racheté Youtube en 2006) décide d’arrêter l’upload des Google vidéos, tout en
laissant celles qui y étaient déjà à disposition.





Pourtant, ces films gratuits, qui
sont beaucoup plus que les 400 mis à disposition à l’époque, sont toujours sur
le site. Et, grâce à des sites comme Open culture, PublicDomainMovies ou Freemoviesonline, ou certaines chaînes youtube, pas besoin de
fouiller des heures sur les sites de vidéos (la plupart d’entre elles sont
étrangement introuvables par leurs propres moteurs de recherche), pour trouver
des perles comme A
bout de souffle
sur Google vidéo, Dr Folamour sur
veoh.com, ou La corde sur YouTube.





Open Culture offre très
certainement l’interface la plus ergonomique pour trouver son bonheur, avec une liste de films commentés
par thème. Et a la bonne idée de partager ses sources: le site Big five glories pour les classiques,
un autre pour les documentaires,
ou encore un pour les trésors du
cinéma européen
.




Ma sélection personnelle sur Open
culture:



New York
– Miami
(Capra, 1934)



M le maudit (Lang, 1931)



Stalker (Tarkovsky, 1979)



Les 400 coups (Truffaut,
1959)



Le dictateur
(Chaplin, 1939)



Panique dans la rue
(Kazan, 1950)



La ruée vers l’or

(Chaplin, 1925)



L’homme
au bras d’or
(Preminger, 1955)



Cul-de-sac (Polanski,
1966)



My best friend’s birthday
(le premier film inédit de Tarantino, 1987)



Fear and
desire
(le premier film inédit de Kubrick, 1953)



Le Procès (Orson Welles,
1962)



Pour une poignée de dollars
(Leone, 1964)



Octobre, 10 jours qui
secouèrent le monde
(Eisenstein, 1928)



The last waltz
(Scorsese, 1978)



Yellow submarine
(Dunning/Abey, 1968)






Pour finir, on peut saluer le
travail de la World cinema
foundation
de Martin Scorsese qui s’est donnée pour mission la restauration
d’œuvres oubliées, souvent par manque de moyens des pays dont ils sont issus.
Et le site Mubi, qui les diffuse
gratuitement au côté de ses films payants. A voir absolument, le sublime film
sud-coréen Hanyo–la servante,
de Kim Ki-Young.





Enfin, le site Ubu.com, qui propose au visionnage un
spectre de films allant de Brian De Palma à Agnès Varda, en passant par Guy
Debord ou Bruce LaBruce, rappelle ce qu’on ne doit pas oublier:



«Il est important pour nous que vous réalisiez combien ce que vous allez regarder n'est en rien comprable avec l'expérience de voir ces joyaux dans les conditions pour lesquelles ils ont été conçus: dans une salle obscure, sur un grand écran, avec un son de qualité et, par dessus tout une foule de personnes en chair et en os et dans les mêmes dispositions que vous.»

Anastasia Levy


_________________
Le fou, l'amoureux et le poète sont farcis d'imagination.
Mon individualisme d'anarchiste est un combat pour garder ma pensée libre : je ne veux pas recevoir ma loi d'un groupe !
avatar
velveteethol
zen attitude
zen attitude
Nombre de messages : 3985
Age : 42
Humeur : In Peace With His Ghosts... :)
Réputation : 56
Date d'inscription : 06/05/2008

Re: regardez vos films gratuitement

le Dim 4 Mar 2012 - 11:42
thanks, cheers
Contenu sponsorisé

Re: regardez vos films gratuitement

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum