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la mêlée réformée pour plus de fluidité

le Sam 11 Aoû 2012 - 22:47

Au cœur même du jeu en rugby, la mêlée s'apprête à vivre une révolution cette saison en Top 14 et en Coupe d'Europe. Pour plus de fluidité et moins d'incompréhension, les réformateurs de l'IRB ont décidé de réduire les commandements de quatre à trois. Explications.
La mêlée réformée pour plus de fluidité, TOP 14, Top 14
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« Flexion, Touchez, Stop, Entrez ! » ou « Crouch, Touch, Pause, Engage ! » Les amateurs de rugby connaissent bien ce refrain qui rythme depuis 2007 les mêlées du Top 14, des championnats européens et internationaux mais aussi de la Coupe d’Europe. Il faudra désormais s’adapter puisque les commandements vont être réduits. L’arbitre n’aura désormais plus que trois mots à prononcer pour lancer les mêlées : « Flexion, Touchez, Jeu ! » Un dernier terme bien choisi pour coller avec l’ambition affirmée : celle de rendre à cette phase essentielle du rugby de haut niveau ses lettres de noblesse. Un changement (ou un retour à l’ancien commandement), voulu par les réformateurs de l’IRB, pour dynamiser le jeu et éviter les incompréhensions nées des fautes d’arbitrage et des arrêts de jeu incessants. « Il y a eu une dérive dans la dernière décennie, avait expliqué Didier Retière, l’ancien entraîneur des avants du XV de France, à Sud Ouest. En 2003, il s'écoulait en moyenne 23 secondes entre le moment où la mêlée était sifflée et celui où le ballon sortait. En 2012, ce délai dépassait la minute. » C’est une étude réalisée par l’ancien capitaine des All Blacks, Graham Mourie, qui a été le déclencheur de cette réforme. Le constat de l’ex-flanker international est sans appel. Selon lui, la mêlée représente 17% du temps de jeu et 50% d’entre elles sont effondrées à l’introduction.

Des chiffres qui expliquent cette révolution dans les règles. Le but étant d’augmenter le temps de jeu effectif des rencontres et d’éviter de revivre des « purges » type la dernière finale du Top 14 entre Toulouse et Toulon. Si l’expérimentation aura lieu dès la saison prochaine dans les deux hémisphères (Janvier 2013 pour le Sud) pour les matchs où les règles IRB s’appliquent, il faudra tout de même attendre trois ans, après évaluation de ce changement, pour que la règle devienne (ou non) permanente. Très attendue par les acteurs du ballon ovale, cette nouvelle disposition est même accueillie d’un bon œil. A l’image de Giampiero de Carli, entraîneur des avants de l'USAP, qui s’en réjouit : « Trois temps, c'est beaucoup mieux. A condition que les arbitres soient rigoureux sur les commandements », explique l’ancien pilier italien à L’Indépendant. Le Transalpin ne se souvient que trop bien des dégâts provoqués par le troisième commandement « Stop ». Source de fluctuation des temps de latence selon les référés et des entrées anticipées en mêlée, ce commandement a souvent été dans le viseur des entraîneurs.

Fabien Galthié y était allé de ses commentaires acerbes dans un entretien à L’Equipe en juin dernier. « Parfois, je me demande ce qui est sifflé, pourquoi telle ou telle décision. Ça tombe, l’arbitre avertit les joueurs, ça retombe, il pénalise », avait commenté l’ancien demi de mêlée du XV de France. Pour l’actuel entraîneur du Montpellier Hérault Rugby, cette phase de jeu devait faire l’objet de discussions pour éviter que les arbitres continuent à se tromper. A l’image de ce qui se fait en Super 15 ou chez les Blacks : « Là-bas, c’est un endroit où ils doivent perdre le moins d’énergie que les autres pour être disponibles ailleurs, au plaquage, dans les rucks, dans le jeu », avait-t-il ajouté. Quitte à perdre un peu d’impact. En France, c’est le contraire qui s’opère. Constat fait par Didier Retière : « Le fait que l'introduction du ballon en mêlée se fasse en même temps que l'impact, a transformé de manière insidieuse ce qui était une phase de poussée collective en une phase d'impact, explique-t-il. C'est désormais l'impact qui fait gagner le ballon. Il faut donc être soit le premier, soit le plus fort à l'impact, et cela entraîne plus de mêlées effondrées. » Reste que le retour à des règles antérieures sonne comme un désaveu pour les décideurs de l’IRB. Le pari pris en 2007 pour éviter les écroulements lors des entrées en mêlée a échoué. La nouvelle règle doit normalement tout changer mais le temps d’adaptation devrait entraîner des imbroglios. Pas facile de révolutionner un des fondamentaux du rugby.

Rédigé par Yoann PALEJ

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Re: la mêlée réformée pour plus de fluidité

le Jeu 23 Aoû 2012 - 10:14
Servat: "La mêlée est en danger en France"
Publié le 23/08/2012 à 09:14, mis à jour le 23/08/2012 à 09:24
Pour son premier point presse en tant qu'entraîneur de Toulouse, William Servat a souligné les quelques lacunes entrevues contre le CO, tout en félicitant M. Poite quant à ses prises de position dans l'arbitrage de la mêlée. En espérant que celui des prochaines journées s'inscrive dans cette lignée.

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"La mêlée en danger" - Rugby - Top 14Icon Sport

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Quel regard portez-vous sur la performance des avants toulousains contre Castres ?

William SERVAT : Nous avons été plutôt sérieux en mêlée, sans être toutefois au plus haut de notre niveau de performance. Il y a encore des petits réglages à peaufiner. Quant à la touche, ce secteur n'a pas été très performant, et il faudra l'être davantage devant cette belle équipe de Mont-de-Marsan, qui a du cœur et produit beaucoup de jeu. Les Montois ont mis Biarritz en difficulté sur les fondamentaux, c'est un match à ne pas galvauder.

Allez-vous regarder ce match depuis le banc de touche... ou encore dans les tribunes ?

W.S. : (sourire) On verra... Je pense quand même que je le regarderai d'en haut. Chaque chose en son temps.

Comment se passe la transition entre votre rôle de joueur et celui d'entraîneur ?

W.S. : C'est bizarre. Le plus dur, en fait, est de ne pas entrer sur le terrain avec les joueurs lorsqu'ils sortent du vestiaire (sourire)...

Pour votre première officielle d'entraîneur, vous n'avez en tout cas pas été gâté, avec un match très difficile et gagné sur le fil...

W.S. :Nous n'avons surtout pas été gâtés par la qualité de l'adversaire. Nous aurions très bien pu perdre face à cette très belle équipe du CO. Du coup, à la fin de ce premier match à domicile, mon sentiment a été celui d'un grand soulagement. Mais après cela, il a fallu se repencher sur le travail, et il y en avait en matière de conquête.

Quand avez-vous commencé à travailler ?

W.S. : Après le coup de sifflet final, j'ai regardé un peu le match avant de commencer le debriefing, comme cela doit être le cas après chaque partie. Et ce week-end, j'ai vu pas mal d'images... C'est un gros changement par rapport à la saison dernière, c'est sûr.

En quoi la mêlée toulousaine doit-elle s'améliorer par rapport à ce dernier match ?

W.S. : On peut toujours s'améliorer sur beaucoup de détails, en termes d'attitudes, de positions. Je tiens toutefois à féliciter l'arbitre de la rencontre car il a été très cohérent sur cette phase de jeu. Il a su prendre ses responsabilités, dans la continuité de la réunion que nous avons eue en début de saison avec les arbitres du Top 14. La phase de la mêlée est en danger en France. Mais si les arbitres continuent à avoir cette volonté d'arbitrer et non pas de se contenter de la gérer, je suis sûr qu'elle en ressortira grandie. En début de saison, Didier Méné s'est engagé à ce que ses hommes arbitrent cette phase de jeu, et j'espère que cela va durer.

Le nouveau commandement, « jeu » qui tient en une syllabe, est-il moins facile à anticiper que celui de la saison dernière ?

W.S. : A la limite, pour moi, ça ne change pas grand chose. Que l'on dise « entrez » ou « jeu », c'est du pareil au même. Ce qui compte à mes yeux, c'est la volonté des arbitres de ne pas se laisser manger l'entrée par l'une ou l'autre des équipes. En athlétisme, si Usain Bolt effectue un faux départ, il est éliminé de la course. En mêlée, ce doit être la même chose.

Vous disiez que les Montois vont ont fait bonne impression dans ce secteur précis contre Biarritz...

W.S. : Ils nous ont fait plus que bonne impression. On connaît les qualités qu'il faut pour exister en Pro D2. C'est une équipe qui a du métier, et qui en fera souffrir plus d'un en mêlée cette saison.

A l'issue du match contre Castres, le vestiaire a reçu la visite de Yannick Bru. Comme une passation de témoin ?

W.S. : Yannick Bru est passé dans le vestiaire en tant qu'entraîneur de l'équipe de France. Nous avons toujours entretenu de très bonnes relations. Nous avons joué ensemble, il m'a entraîné. Cela fait quelques années que l'on se connaît, et je n'aurai pas de problème pour lui demander des conseils. Il est entré dans son rôle, j'ai pris ma nouvelle fonction. Mais je sais que je peux l'appeler.

Portez-vous une attention particulière quant à la concurrence à votre ancien poste de talonneur ?

W.S. : C'est comme dans tous les clubs. Il s'agit de créer une émulation, et que les joueurs réalisent des matchs de qualité. J'ai l'impression de connaître un peu le poste, donc effectivement, je suis très attentif au sujet de certains détails. D'autant que je pense que le talonneur a un rôle essentiel à tenir.

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