ASM clermont auvergne rugby
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sitotoetela
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gps et big data

le Sam 1 Fév 2014 - 20:23
Le rugby est un sport dont les lignes ne cessent de bouger à la fois sur le terrain, mais aussi en dehors. Il s’agit, par exemple, de s’adapter à l’air du temps avec notammentl’introduction de la vidéo au niveau de l’arbitrage, mais aussi de vivre pleinement avec son époque technologique grâce à l’emploi de plus en plus important de la technologie afin d’améliorer les performances physiques, techniques et tactiques des joueurs.
Jusqu’en 2010, l’International Rugby Board (IRB), la fédération internationale de rugby basée à Dublin et qui régit les règles de la discipline, ne permettait pas ainsi le port de GPS (Global Positioning System) en match, confinant leur utilisation aux seuls entraînements. Mais depuis cette date, l’acquisition des données en match via les systèmes GPS est donc autorisée lors d’une rencontre aussi bien qu’à l’entraînement.
Et ce sera le cas lors de ce France-Angleterre du Tournoi des VI nations. «Pour le moment, au niveau des joueurs, cela se fait sur la base du volontariat, souligne Mathieu Lacome, préparateur physique de l’équipe de France des moins de 20 ans et du Pôle France et qui travaille également au sein du Pôle scientifique de la Fédération française de Rugby (FFR) dirigé par Julien Piscione. En effet, tous les clubs français ne travaillent pas encore avec le GPS et certains joueurs ne sont donc pas habitués à ces outilsMais les plus jeunes, qui sortent du Pôle France, sont désormais formés à ces pratiques et dans quelques années, ce sera donc la norme pour tout le monde
Le GPS en rugby, comment ça marche? Fixés au-dessus des deux omoplates des joueurs dans des boîtiers dont la taille correspond à la moitié d’un iPhone, des capteurs envoient vers un ordinateur des informations grâce à une petite dizaine de satellites placés en orbite et qui calculent la position et la vitesse du joueur à 30 centimètres près.
Ces informations, réactualisées dans la seconde, permettent au préparateur physique, assis en tribune devant son écran, de prendre la mesure en direct de divers paramètres liés aux rugbymen: vitesse instantanée, distance totale parcourue, nombre d’accélérations, ainsi que, pour certains systèmes dont celui de la FFR, le nombre d’impacts (donnés et reçus) avec la mesure de leur intensité. 
«En cours de rencontre, il est possible de cette façon de renseigner l’entraîneur sur l’état physique de certains joueurs, mais pour le moment, honnêtement, ce type d’information ne circule pas vraiment pendant le match, souligne Mathieu Lacome. Il y a tellement de données qu’il est encore difficile de les décrypter sereinement à chaud pendant une rencontre. Ce sont des chiffres qui sont surtout analysés à froid après le match afin de mieux préparer le suivant. Ceux de France-Angleterre seront épluchés dès le lendemain avant le France-Italie du week-end suivant.»
A une époque où le rugby devient si physique, et relativement dangereux en raison des contacts de plus en plus durs dus au développement des masses musculaires, ce ne sont pas, loin de là, des données négligeables (le football américain fait d’ailleurs usage aussi du GPS). En effet, elles permettent d’adapter l’entraînement en fonction de chaque joueur. Une sorte de coaching à la carte en fonction, par exemple, des distances parcourues par les uns ou les autres lors du match, du nombre de rucks auxquels ils ont participé ou des chocs encaissés. 
«Dans la balise GPS optimisée à la FFR, il y a également une centrale inertielle qui nous permet de mesurer les accélérations, complète Mathieu Lacome. Des algorithmes repèrent les impacts à partir des données issues des accéléromètres et calculent les conséquences physiques de celles-ci
Face à cette avalanche de données, un tri est évidemment nécessaire pour que l’entraîneur ne se retrouve pas enseveli sous les chiffres. Mais les techniciens du terrain sont de plus en plus formés à leur lecture et, selon Mathieu Lacome, «en réclament même davantage». Car, à terme, ces innovations technologiques permettront d’avoir une idée plus précise de la position de chaque joueur et auront donc une incidence sur les tactiques mises en place.  
Pas de moyen d’y échapper, de toute façon. La technologie est appelée à prendre une part de plus en plus importante dans la manière d’entraîner à l’image du spectaculaire simulateur de mêlée de la FFR conçu avec Thalès. Et les encadrements seront presque normalement constitués demain de spécialistes ayant passé des doctorats à l’image de Mathieu Lacome, âgé de 28 ans, qui, en 2013, avait intitulé le sien: «Analyse de la tâche et physiologie appliquée au rugby: Etude de la fatigue associée à l’exercice maximal isométrique répété».
De ce travail, il nous a permis d’extraire les trois tableaux ci-dessous composés d’études réalisées à base de données collectées grâce au GPS et qui mettent vraiment en lumière ce que l’on ne quantifie pas forcément en regardant une rencontre.



«Comme le montrent ces trois tableaux, le GPS nous a permis de vraiment mesurer l’effort physique et de connaître, par exemple, dans le détail les distances parcourues en fonction du posteCes distances peuvent d’ailleurs paraître faibles par rapport à un footballeur qui court de 10 jusqu’à parfois 14 kilomètres par match, mais les efforts déployés à haute intensité ne sont évidemment pas les mêmesDe manière précise, on voit, par exemple, dans quelles proportions les avants sont plus impliqués dans des activités de haute intensité que les arrières (temps total compris entre 9 et 19 minutes pour les avants et 3 et 7 minutes pour les arrières selon les études). 
Cette différence est essentiellement liée au temps passé par les avants dans les activités statiques, de combat, et notamment les mêlées. Les 3e lignes et les talonneurs sont d’ailleurs les joueurs les plus impliqués dans les phases statiques. Les arrières sont, eux, significativement plus concernés par des activités de course intense et de sprint que les avants. D’autre part, un nombre important d’accélérations sont réalisées par les mêmes joueurs qui le payent par un coût énergétique est très élevé. Voilà ce que permet, entre autres, le GPS dont les fonctions, avec le progrès, sont appelées à approfondir notre connaissance de plus en plus scientifique du jeu. »
Dans le futur, il sera tout à fait possible de prévenir les blessures d’un joueur si l’on observe, par exemple, grâce au GPS, que ses courses ne sont pas totalement équilibrées en raison de la survenue du début d’un problème physique.
Yannick Cochennec

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Re: gps et big data

le Dim 2 Fév 2014 - 8:30
C'est dans le ballon qu'il faut mettre une puce GPS pour qu'on ait plus besoin de la vidéo pour savoir où il est, qu'elle est sa trajectoire...
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Titi
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Re: gps et big data

le Dim 2 Fév 2014 - 8:41
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Re: gps et big data

le Dim 2 Fév 2014 - 12:33
Le GPS en suppositoire, quelle bonne idee. Vous saurez ainsi où me trouver, en toutes circonstances

Bonsoiiiiir

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Re: gps et big data

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