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Vous m'emmerdez

le Ven 25 Avr 2014 - 22:30
20 ans deja !
Que de bieres descendues sous le lacho drom à me questionner pour savoir si j'etais amoureux d'Alice ou de Mathilde lol





20 ans ! Ce n’est même pas l’âge qu’avaient Alice, Mathilde, Sam ou Fred quand ils sont devenus Ogres.

20 ans d’une histoire foncièrement singulière et profondément marquée du sceau de la liberté, à tous niveaux. Une histoire si dense en projets et riches en expériences variées qu’on ne peut ici qu’en exposer les grandes lignes.

20 ans à défendre, sans aucune concession à « l’air du temps », leur conception de la chanson française : décloisonnée et ouverte sur le monde, qu’elle se fasse « classique » ou métissée, acoustique ou électrique, clin d’oeil aux glorieux anciens ou directement en prise avec les sonorités du nouveau millénaire, poétique ou survoltée, amoureuse ou contestataire, pour les petits ou pour les grands ou pour les deux à la fois… Et l’écriture, entre réalisme et poésie du quotidien, porte la marque des préoccupations citoyennes de gens impliqués et responsables. Sans jamais se permettre de donner des leçons.

20 ans passés sur leur terrain de jeu favori, celui où l’on s’expose, où l’on partage, où l’on échange, celui où, en tant qu’artistes, ils sont nés et où ils existent pleinement : la scène. C’est sur la route en jouant, tout le temps, partout et sous de multiples formes [près de deux mille concerts recensés…] que les Ogres ont rencontré, fidélisé et élargi ce public auquel ils n’ont de cesse de marquer leur profond respect.

Notamment en variant, régulièrement, les propositions artistiques qu’ils lui font. Cette étonnante aptitude des Ogres à se réinventer sans jamais se perdre, outre qu’elle évite que la lassitude ne trouve le moindre espace où s’installer d’un côté comme de l’autre, nourrit l’inaltérable plaisir qu’ils prennent et qui se communique ainsi, tout naturellement, aux gens. Alors, même si leur production discographique est prolifique [dix-huit références, tous supports confondus !], osons l’affirmer : leur métier, c’est la scène.

20 ans à développer incessamment de nouveaux et atypiques projets, dont la rencontre semble être le maître-mot. Pour n’en citer que quelques-uns : des tournées françaises et européennes sous leurs propres chapiteaux, des livres-disques pour enfants - certifiés disques d’or - sur lesquels collaborent près de vingt groupes ou artistes, de multiples spectacles singuliers accueillant invités en tout genre, des aventures communes de plusieurs saisons avec Les Hurlements d’Léo ou La Fanfare du Belgistan… Il était, dès lors, naturel de ne pas partir seuls célébrer cette double décennie. Il s’agit là encore de l’histoire d’une rencontre, avec Eyo’nlé, fanfare béninoise, cette fois. A force de se croiser, parfois assez longuement, sur des festivals, invitation a été faite aux Ogres de venir fêter le vaudou au Bénin. Du plaisir pris dans l’échange, musical et humain, est née l’envie, et de l’envie le projet. C’est ainsi que ces huit musiciens [cinq cuivres, trois percussionnistes], qui brassent différentes cultures musicales béninoises qu’ils teintent d’arrangements jazzy, viendront partager cette aventure avec la fratrie et enrichir la palette déjà large de l’instrumentation de titres des Ogres, et lui insuffler une énergie différente, celle d’un autre continent.

20 ans, enfin, qui ont conforté ce qui n’était, au départ, qu’une intuition : oui, il est possible d’inscrire son projet artistique dans la durée en suivant sa propre route. En effet, rapidement, leur nécessité viscérale d'indépendance et de totale liberté leur a imposé de larguer les amarres d'un cheminement traditionnel dans lequel ils ne se retrouvaient pas. Ils ont successivement structuré l'organisation de leurs tournées, constitué une équipe dont les piliers sont là depuis le siècle dernier, se sont lancés dans l'excitante mais délicate aventure de la création d'un label, Irfan, pour produire leurs disques, ont constitué un dense réseau de distribution pour ceux-ci, puis pris en main la gestion de leurs éditions et de leur promotion. Les Ogres ont ainsi toutes leurs cartes en main. Et – c’est peut-être là la plus puissante de leurs singularités – leur histoire s’est imposée comme un parfait modèle alternatif de développement de carrière.

20 ans, c’est aussi un âge à célébrer. Et, si on ne vous l’a pas raconté ici, les Ogres savent aussi faire la fête.

Et plus encore, la partager !
http://www.olympiahall.com/variete-francaise-disco/ogres-de-barback.html


Dernière édition par croquemuche le Ven 25 Avr 2014 - 22:52, édité 1 fois
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Re: Vous m'emmerdez

le Ven 25 Avr 2014 - 22:43


Fred Burger a écrit:... J'ai pas fait semblant de toucher le fond,
Bien sûr, j'ai pris l'alcool pour compagnon.
Juste à gauche de la nuit les poches pleines de hasard :

J'ai joué le rôle de pilier de comptoir,
L'alcoolique de service des fins de bars,
Celui qui traîne, ment et mendie deux ou trois coups à boire.

C'était Fredo le rigolo du quartier.
Le gentilhomme, le brave, le bien aimé.
Celui qui a toujours le sourire mais qui nous fait pitié.

Et un soir un homme m'a sauvé la vie,
C'était pas Jésus, c'était pas Dieu, pardi !
Juste un homme de passage qui avait bien vécu : un sage.

Il connaissait mon prénom, quel hasard !
Puis il m'a dit : "Je t'échange une histoire
Contre ta liberté" assurément j'ai accepté !

Et j'ai mis du temps à me rendre compte
Que, comme m'a dit ce sage à la fin du conte,
Quand t'as touché le fond du fond soit tu crèves soit tu remontes.

J'ai pris la meilleure solution,
Abandonnant toutes mes ambitions,
Celle qui un beau matin au coin d'la gueule vous insulte.

Celle qui au fil des expériences,
Du vécu des atouts des vues de sa science,
Celle qui sans prévenir vous fait devenir adulte.

Et le pire le comble de cette fin sombre,
M'en revenant du pays des décombres,
Tous mes amis avaient également disparu.

J'ai bien eu du mal à les reconnaître,
Dû au sérieux de leurs tristes yeux peut-être,
Je me suis aperçu qu'ils l'étaient tous devenus.

Alors...
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils sont venus me mettre un matin.
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils se sont bien moqués de ma peine.
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