ASM clermont auvergne rugby
« La société de consommation porte mal son nom, car un con ne fait généralement pas de sommation avant de dire une connerie en société. »

La vie de supporter de l'ASM n'est qu'une suite de petites déceptions au milieu desquelles survient, de temps en temps, une grande désillusion


« Les personnages et les situations de ce forum étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »


Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
sitotoetela
Admin
Admin
Nombre de messages : 25851
Réputation : 230
Date d'inscription : 18/11/2007
http://www.hakakiri.net

camille lopez

le Mer 15 Mar 2017 - 19:36

Retour aux sources : Camille Lopez

Publié le 15/03/17

Malgré les sollicitations des grosses écuries régionales, c’est à Mauléon-Licharre que le demi d’ouverture de l’ASM Clermont- Auvergne et du XV de France a tout appris du rugby, y défendant même les couleurs de l’équipe fanion pour réaliser son rêve d’enfant. Une trajectoire singulière qui colle aux convictions du club basque, fondé en 1905 et toujours prompt à lancer ses jeunes pousses dans le grand bain.

La paisible commune de Mauléon-Licharre a beau être baignée d’un franc soleil en ce mois de mars, il faut toujours se méfier de la possible pluie d’ogives du samedi matin en tentant de rallier l’avenue du Stade. De part et d’autre de l’asphalte, les différentes catégories s’en donnent en effet à cœur joie pour leur premier jour des vacances d’hiver. Les plus grands révisent leurs gammes aux plaquages, quand les plus jeunes enchaînent les exercices d’habileté balle en main, tout de rouge et blanc vêtus.

De là à y voir l’application au pied de la lettre de « la culture de l’amour du maillot mauléonais » prônée par l’équipe dirigeante réunie deux cents mètres plus loin à l’ombre de la tribune du stade Marius-Rodrigo, il n’y a qu’un pas… « Chez nous, tous nos entraîneurs ont été joueurs ici auparavant, ce qui assure la transmission et imprègne tout le monde très tôt du devoir envers le club, annonce Beñat Queheille, président du SAM. À Mauléon, nous avons la chance de parler rugby, manger rugby, vivre rugby, et tout le monde passe par chez nous dans sa jeunesse. Si bien que chacun connaît le SAM et quelqu’un qui y joue. Même Monsieur le curé fait partie de nos dirigeants ! » Ce qui assure au club des rencontres à domicile à guichets fermés, avec jusqu’à 5000 spectateurs lors des derbys (ceux contre Nafarroa et Oloron-Ste-Marie au premier chef) alors que la commune ne compte que 3 200 habitants dont quasiment 10% de licenciés à la section rugby…

Un contexte qui a longtemps suffi au bonheur de Camille Lopez, doté d’un « indéniable talent et d’une vision de jeu largement au-dessus de la moyenne » pour Henri Etcheberry, le secrétaire du club. « Il était impensable pour lui d’aller jouer ailleurs tant qu’il n’avait pas goûté aux joies de la première à Mauléon. » La volonté de briller dans un stade situé à quelques encablures du domicile familial, là où il a rapidement acquis la rage de vaincre et la haine de la défaite que cultivent les athlètes de haut niveau.

Camille Lopez

FAN INCONDITIONNEL DE RICHARD DOURTHE

Un tempérament de feu vite décelé par ses parents Marianne et Christian, toujours investis dans la vie du SAM, et constaté par tous les dirigeants mauléonais qui en gardent d’excellents souvenirs. « Pour son âge, c’était vraiment un gagneur, qui ne pouvait accepter de perdre », rapporte Michel Limouzin, soigneur du groupe seniors. « Et le râleur-né qu’il était déjà transmettait ce goût de la gagne aux autres, poursuit Henri Etcheberry. Il faut dire qu’il en a passé des heures à taper le ballon avec les copains en dehors des entraînements. C’était déjà un forcené, qui avait ce petit quelque chose en plus.»

Atout majeur des victoires successives en championnats de France Teulière A et Balandrade en 2006 et 2007, il pouvait « faire la différence à tout moment, comme son idole de Dax Richard Dourthe, tentant là un drop de 45 m ou lançant ici le jeu grâce à une analyse précoce et juste des situations », rappelle Beñat Queheille, qui en a pourtant vu passer en deux décennies de présidence ou à travers les histoires des anciens, transmises de génération en génération. Jean-Michel et Beñat Arrayet, Sylvain Bouillon, Christophe Loustalot, Arnaud Marquesuzaa, Roger Aguerre, Marius Rodrigo, tous ont fait la renommée du SA Mauléon le siècle dernier ou au tournant des années 2000, comme le fait aujourd’hui Camille Lopez qui, en bon Basque fier de ses racines, ne manque jamais une occasion de revenir là où tout a débuté pour lui. « Quand il est là, c’est la famille, les copains, le stade et ‘‘Chez Jean-Pierre’’, le QG de la section rugby qui réunit toutes les époques du club », poursuit le président. Avec les valises pleines de matériel et de dotations qu’il distribue autour de lui.

« PUSA MAULE », L’HYMNE DU SAM

Il n’en fallait pas plus pour retenir le jeune Camille Lopez jusqu’à sa majorité, avec une saison en seniors qu’il bouclera avec 240 points au compteur et une large part dans le main¬tien du club en Fédérale 1 cette année-là. Avant d’être repéré par Vincent Etcheto, alors aux manettes du club du Boucau, qui le fera venir à l’Union Bordeaux-Bègles à l’été 2009.

« C’est Philippe Hontaas qui lui a mis le pied à l’étrier de la première du club, se rappelle Beñat. C’était encore un talent brut, qui n’avait jamais touché à la musculation et affichait même un certain embonpoint… » « Pourtant, personne n’a jamais réussi à le rattraper sur 50 m après une interception contre Tyrosse », coupe Jean-Marie Rosier, père de joueur tombé dans la marmite du bénévolat mauléonais. Le coup de rein que le « Jaunard » utilise chaque week-end en TOP 14, tous le connaissent bien ici.

Camille Lopez appartient au patrimoine du SAM, au même titre que l’entraînant « Pusa Maule » (« En avant Mauléon »), hymne écrit en Français et en Basque par le Président et enregistré au cinéma de la ville, il y a quelques années. A chaque rencontre à domicile, ce refrain est repris par les milliers de spectateurs, parmi lesquels plusieurs centaines de socios, qui naviguent entre Mauléon et Oloron-Sainte-Marie grâce à un abonnement commun aux deux structures, « ennemis intimes qui se respectent avant tout ». Une façon originale d’offrir aux passionnés de rugby un match à proximité chaque semaine et ainsi d’assurer au ballon ovale une cote de popularité toujours intacte.

Avec plus de 2 000 repas servis en quelques jours lors des fameuses fêtes de Mauléon, la bodega du SAM assume aussi pleinement ce rôle. Où il n’est pas rare de croiser, lorsque son emploi du temps le lui permet, Camille Lopez et sa compagne Marina, elle aussi du village, accompagnés de leurs deux fils Victor et Marius. Marius ? Comme l’international Marius Rodrigo, qui a donné son nom au stade. Sûrement pas un hasard...

Camille Lopez
SPORT ATHLÉTIQUE MAULEONAIS

Création : 1905
Contact Siège : Sport Athlétique Mauléonnais, square Jean Moulin, 64130 Mauléon-Licharre ; Stade Marius-Rodrigo, 4 avenue du stade, 64130 Mauléon-Licharre.
Mail : mauleon.rugby@orange.fr
Tél : 05 59 28 19 59 / 06 81 26 90 12

Couleurs : Rouge et Blanc
Niveau : Fédérale 2
Budget : 300 000 €

Effectifs : 300 licenciés (84 à l’EdR, 20 cadets Teulière A, 25 juniors Balandrade, 30 juniors Belascain, 50 seniors, 90 dirigeants).

Comité directeur : Beñat Queheille (président), Arnaud Marquesuzaa (vice-président), Henri Etcheberry (secrétaire général), Henri Arbues (secrétaire adjoint), Gisèle Prat (secrétaire administrative), Txomin Ascery (trésorier) ; Jean-Michel Sallaberry, Jean-Philippe Accoce, Henri Etcheberry (responsables EdR).

Éducateurs/Entraîneurs : Régis Basterreix, Jérôme Bernos, Jean-Michel Etcheverria (baby), Eric Barlet, Jean Oyhanondo (mini-poussins), Franck Fonne, Pattou Garcia, Jean-Claude Mainhaguiet, Jean-Paul Récalt (poussins), Jean-Jacques Chamalbide, Jean-Phi Accoce, Clément Galrito (benjamins), Jean-Michel Sallaberry, Beñat Arla, Benoît Basterreix (minimes), Philippe Bergez, Philippe Védère, Simon Gousseau, Manolo Alarcos, Jean Ber Basterreix (cadets), Patrice Betbeder, Claude Hidondo (juniors), Jean-Michel Ithurralde, Peio Queheille, Julien Goyheneix (Belascain), Arnaud Moureu, Nicolas Camus, Thomas Pochelu (seniors 2), Jacques Vergez et Philippe Hontaas (seniors 1), Christophe Mata (préparateur physique).

Palmarès : champion de France Reichel B 2006, 2011 et 2012, Balandrade 1997, 2004 et 2007, Teulière A 2006, vice-champion de France 2e division 1969 et 2013, Nationale B 2016, Reichel A 1975, Reichel B 2007 et 2010, Balandrade 2016, Phliponneau 1993, Champion de Côte Basque en 1933, Challenge de l’Essor 1988 et 1989.

_________________
Le fou, l'amoureux et le poète sont farcis d'imagination.
Mon individualisme d'anarchiste est un combat pour garder ma pensée libre : je ne veux pas recevoir ma loi d'un groupe !
avatar
Titi
Admin
Admin
Nombre de messages : 16969
Humeur : Petite et de retour -:)
Réputation : 431
Date d'inscription : 20/11/2007

Re: camille lopez

le Mer 15 Mar 2017 - 19:59
Tout ça pour se faire étaler par Agde What a Face

_________________
Je suis l'Henri Guaino à Toto. Fierté, Henri, Vigueur!
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum