ASM clermont auvergne rugby
« La société de consommation porte mal son nom, car un con ne fait généralement pas de sommation avant de dire une connerie en société. »

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camille lopez

le Mer 15 Mar 2017 - 19:36

Retour aux sources : Camille Lopez

Publié le 15/03/17

Malgré les sollicitations des grosses écuries régionales, c’est à Mauléon-Licharre que le demi d’ouverture de l’ASM Clermont- Auvergne et du XV de France a tout appris du rugby, y défendant même les couleurs de l’équipe fanion pour réaliser son rêve d’enfant. Une trajectoire singulière qui colle aux convictions du club basque, fondé en 1905 et toujours prompt à lancer ses jeunes pousses dans le grand bain.

La paisible commune de Mauléon-Licharre a beau être baignée d’un franc soleil en ce mois de mars, il faut toujours se méfier de la possible pluie d’ogives du samedi matin en tentant de rallier l’avenue du Stade. De part et d’autre de l’asphalte, les différentes catégories s’en donnent en effet à cœur joie pour leur premier jour des vacances d’hiver. Les plus grands révisent leurs gammes aux plaquages, quand les plus jeunes enchaînent les exercices d’habileté balle en main, tout de rouge et blanc vêtus.

De là à y voir l’application au pied de la lettre de « la culture de l’amour du maillot mauléonais » prônée par l’équipe dirigeante réunie deux cents mètres plus loin à l’ombre de la tribune du stade Marius-Rodrigo, il n’y a qu’un pas… « Chez nous, tous nos entraîneurs ont été joueurs ici auparavant, ce qui assure la transmission et imprègne tout le monde très tôt du devoir envers le club, annonce Beñat Queheille, président du SAM. À Mauléon, nous avons la chance de parler rugby, manger rugby, vivre rugby, et tout le monde passe par chez nous dans sa jeunesse. Si bien que chacun connaît le SAM et quelqu’un qui y joue. Même Monsieur le curé fait partie de nos dirigeants ! » Ce qui assure au club des rencontres à domicile à guichets fermés, avec jusqu’à 5000 spectateurs lors des derbys (ceux contre Nafarroa et Oloron-Ste-Marie au premier chef) alors que la commune ne compte que 3 200 habitants dont quasiment 10% de licenciés à la section rugby…

Un contexte qui a longtemps suffi au bonheur de Camille Lopez, doté d’un « indéniable talent et d’une vision de jeu largement au-dessus de la moyenne » pour Henri Etcheberry, le secrétaire du club. « Il était impensable pour lui d’aller jouer ailleurs tant qu’il n’avait pas goûté aux joies de la première à Mauléon. » La volonté de briller dans un stade situé à quelques encablures du domicile familial, là où il a rapidement acquis la rage de vaincre et la haine de la défaite que cultivent les athlètes de haut niveau.

Camille Lopez

FAN INCONDITIONNEL DE RICHARD DOURTHE

Un tempérament de feu vite décelé par ses parents Marianne et Christian, toujours investis dans la vie du SAM, et constaté par tous les dirigeants mauléonais qui en gardent d’excellents souvenirs. « Pour son âge, c’était vraiment un gagneur, qui ne pouvait accepter de perdre », rapporte Michel Limouzin, soigneur du groupe seniors. « Et le râleur-né qu’il était déjà transmettait ce goût de la gagne aux autres, poursuit Henri Etcheberry. Il faut dire qu’il en a passé des heures à taper le ballon avec les copains en dehors des entraînements. C’était déjà un forcené, qui avait ce petit quelque chose en plus.»

Atout majeur des victoires successives en championnats de France Teulière A et Balandrade en 2006 et 2007, il pouvait « faire la différence à tout moment, comme son idole de Dax Richard Dourthe, tentant là un drop de 45 m ou lançant ici le jeu grâce à une analyse précoce et juste des situations », rappelle Beñat Queheille, qui en a pourtant vu passer en deux décennies de présidence ou à travers les histoires des anciens, transmises de génération en génération. Jean-Michel et Beñat Arrayet, Sylvain Bouillon, Christophe Loustalot, Arnaud Marquesuzaa, Roger Aguerre, Marius Rodrigo, tous ont fait la renommée du SA Mauléon le siècle dernier ou au tournant des années 2000, comme le fait aujourd’hui Camille Lopez qui, en bon Basque fier de ses racines, ne manque jamais une occasion de revenir là où tout a débuté pour lui. « Quand il est là, c’est la famille, les copains, le stade et ‘‘Chez Jean-Pierre’’, le QG de la section rugby qui réunit toutes les époques du club », poursuit le président. Avec les valises pleines de matériel et de dotations qu’il distribue autour de lui.

« PUSA MAULE », L’HYMNE DU SAM

Il n’en fallait pas plus pour retenir le jeune Camille Lopez jusqu’à sa majorité, avec une saison en seniors qu’il bouclera avec 240 points au compteur et une large part dans le main¬tien du club en Fédérale 1 cette année-là. Avant d’être repéré par Vincent Etcheto, alors aux manettes du club du Boucau, qui le fera venir à l’Union Bordeaux-Bègles à l’été 2009.

« C’est Philippe Hontaas qui lui a mis le pied à l’étrier de la première du club, se rappelle Beñat. C’était encore un talent brut, qui n’avait jamais touché à la musculation et affichait même un certain embonpoint… » « Pourtant, personne n’a jamais réussi à le rattraper sur 50 m après une interception contre Tyrosse », coupe Jean-Marie Rosier, père de joueur tombé dans la marmite du bénévolat mauléonais. Le coup de rein que le « Jaunard » utilise chaque week-end en TOP 14, tous le connaissent bien ici.

Camille Lopez appartient au patrimoine du SAM, au même titre que l’entraînant « Pusa Maule » (« En avant Mauléon »), hymne écrit en Français et en Basque par le Président et enregistré au cinéma de la ville, il y a quelques années. A chaque rencontre à domicile, ce refrain est repris par les milliers de spectateurs, parmi lesquels plusieurs centaines de socios, qui naviguent entre Mauléon et Oloron-Sainte-Marie grâce à un abonnement commun aux deux structures, « ennemis intimes qui se respectent avant tout ». Une façon originale d’offrir aux passionnés de rugby un match à proximité chaque semaine et ainsi d’assurer au ballon ovale une cote de popularité toujours intacte.

Avec plus de 2 000 repas servis en quelques jours lors des fameuses fêtes de Mauléon, la bodega du SAM assume aussi pleinement ce rôle. Où il n’est pas rare de croiser, lorsque son emploi du temps le lui permet, Camille Lopez et sa compagne Marina, elle aussi du village, accompagnés de leurs deux fils Victor et Marius. Marius ? Comme l’international Marius Rodrigo, qui a donné son nom au stade. Sûrement pas un hasard...

Camille Lopez
SPORT ATHLÉTIQUE MAULEONAIS

Création : 1905
Contact Siège : Sport Athlétique Mauléonnais, square Jean Moulin, 64130 Mauléon-Licharre ; Stade Marius-Rodrigo, 4 avenue du stade, 64130 Mauléon-Licharre.
Mail : mauleon.rugby@orange.fr
Tél : 05 59 28 19 59 / 06 81 26 90 12

Couleurs : Rouge et Blanc
Niveau : Fédérale 2
Budget : 300 000 €

Effectifs : 300 licenciés (84 à l’EdR, 20 cadets Teulière A, 25 juniors Balandrade, 30 juniors Belascain, 50 seniors, 90 dirigeants).

Comité directeur : Beñat Queheille (président), Arnaud Marquesuzaa (vice-président), Henri Etcheberry (secrétaire général), Henri Arbues (secrétaire adjoint), Gisèle Prat (secrétaire administrative), Txomin Ascery (trésorier) ; Jean-Michel Sallaberry, Jean-Philippe Accoce, Henri Etcheberry (responsables EdR).

Éducateurs/Entraîneurs : Régis Basterreix, Jérôme Bernos, Jean-Michel Etcheverria (baby), Eric Barlet, Jean Oyhanondo (mini-poussins), Franck Fonne, Pattou Garcia, Jean-Claude Mainhaguiet, Jean-Paul Récalt (poussins), Jean-Jacques Chamalbide, Jean-Phi Accoce, Clément Galrito (benjamins), Jean-Michel Sallaberry, Beñat Arla, Benoît Basterreix (minimes), Philippe Bergez, Philippe Védère, Simon Gousseau, Manolo Alarcos, Jean Ber Basterreix (cadets), Patrice Betbeder, Claude Hidondo (juniors), Jean-Michel Ithurralde, Peio Queheille, Julien Goyheneix (Belascain), Arnaud Moureu, Nicolas Camus, Thomas Pochelu (seniors 2), Jacques Vergez et Philippe Hontaas (seniors 1), Christophe Mata (préparateur physique).

Palmarès : champion de France Reichel B 2006, 2011 et 2012, Balandrade 1997, 2004 et 2007, Teulière A 2006, vice-champion de France 2e division 1969 et 2013, Nationale B 2016, Reichel A 1975, Reichel B 2007 et 2010, Balandrade 2016, Phliponneau 1993, Champion de Côte Basque en 1933, Challenge de l’Essor 1988 et 1989.

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Re: camille lopez

le Mer 15 Mar 2017 - 19:59
Tout ça pour se faire étaler par Agde What a Face

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Re: camille lopez

le Mer 19 Juil 2017 - 11:06
evue d'élite des ouvreurs : Camille Lopez dépose la concurrence
Nicolas Augot 19 juil 2017 - 8:00

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L’ouvreur de Clermont s’impose logiquement au terme d’une saison où il aura brillé aussi bien en équipe de France qu’avec clermont. Derrière, se trouvent Colin Slade et Brock James, qui ont tous deux distillé le jeu à la perfection avec leurs équipes respectives durant toute la saison.

Camille Lopez devait répondre à une question cette saison : était-il l’homme de la situation ? Son équipe de Clermont sortait d’une saison en demi-teinte, sans qualification pour la phase finale de Coupe d’Europe et une élimination en demi-finale du Top 14. Sur le plan personnel, le nouveau sélectionneur Guy Novès ne semblait plus penser à lui, relégué derrière Jules Plisson, François Trinh-Duc et Jean Marc-Doussain. De quoi ébranler la confiance même d’un grand champion. Le Mauléonnais a fait mieux qu’apporter une réponse. Il a offert beaucoup plus, c’est-à-dire des garanties ! Il est d’abord revenu chez les Bleus sur la pointe des pieds dès la tournée de novembre. Par défaut, plus que par choix après la grave blessure de François Trinh-Duc (fracture de l’avant-bras) lors du premier test face aux Samoa, Guy Novès a fait appel au Clermontois pour la première fois de son mandat. Titulaire face à l’Australie, Lopez manquait le drop de la victoire mais le sélectionneur lui renouvelait sa confiance face à la Nouvelle-Zélande une semaine plus tard. Car s’il manquait encore de précision sur les gestes décisifs, sa gestion des rencontres mais surtout son animation offensive avaient fait changer d’avis le patron des Bleus, auteur d’un mea culpa après la tournée d’automne : « Un garçon comme Camille nous a rejoints sur des blessures. Il n’était donc pas là au départ. Est-ce qu’on s’était trompé sur son cas ? La question mérite d’être posée. » Novès apportait lui-même la réponse lors du Tournoi des 6 Nations en le propulsant ouvreur titulaire et indiscutable de l’équipe de France. Lopez le lui rendait bien en terminant meilleur réalisateur de la compétition avec un taux de réussite de 89 %, démontrant une nouvelle régularité aussi bien dans ses performances que dans son rôle de buteur numéro un.
Décisif en phases finale

Après la finale du Top 14 remportée face à Toulon, le principal intéressé se confiait sur sa nouvelle dimension : « Je pense que j’ai progressé depuis trois ans. Surtout j’ai gagné en constance à l’image de mon équipe. » Il s’est aussi transformé en joueur décisif, celui capable de faire basculer une rencontre. Le départ de l’emblématique Brock James, en place au sein du collectif auvergnat a laissé un vide qu’il a su combler : « Inconsciemment, le fait que Brock soit parti a peut-être joué sur moi. Cela m’a permis d’être plus libéré. Il était quelqu’un d’important dans ce club, il intervenait énormément. » Assez libéré pour réussir un drop important face à Toulon en quarts de finale de Coupe d’Europe, puis deux nouveaux drops décisifs en demi-finale face à la province irlandaise du Leinster, décrochant ainsi une nomination logique pour le titre de joueur européen de l’année. Il inscrivait deux essais en demi-finale du Top 14 pour mettre à terre le Racing 92, le champion de France en titre revenu du diable Vauvert après sa victoire en barrage sur la pelouse de Montpellier. En finale, il s’est imposé comme le commandant en chef et leader de combat dont Clermont avait besoin pour soulever une nouvelle fois le Bouclier de Brennus.
2) Quand Colin Slade va, tout va

L’ouvreur néo-zélandais est le véritable métronome d’une Section paloise qui a bien du mal à se passer de ses services et talents multiples. Sa prolongation avec le club béarnais jusqu’en juin 2019 est certainement le meilleur recrutement effectué par les dirigeants palois tant il pèse sur les résultats de son équipe. En effet, la Section n’a remporté que deux matchs sur neuf sans son numéro dix All Black. Quand il est sur la pelouse, les résultats sont bien différents avec dix victoires et un match nul en dix-sept rencontres. On comprend mieux les difficultés des Béarnais à rester au contact des meilleurs en fin de championnat puisque Colin Slade a terminé sa saison au soir de la 19e journée en raison de commotions cérébrales à répétition, la dernière sur la pelouse de Bayonne où il avait dû quitter ses partenaires après seulement quatorze minutes de jeu. Le maintien étant alors assuré, le staff technique de Pau a certainement pris la meilleure décision en laissant au repos Slade jusqu’à la fin de la saison, même si cette mesure de précaution a certainement privé les Béarnais des phases finales. Mais Slade sera en pleine possession de ses moyens pour la prochaine rentrée.
3) Brock James en patron

Il n’a pas fallu très longtemps à l’ouvrreur australien pour s’imposer dans son nouveau club de La Rochelle, où son compatriote Zack Holmes officiait jusque-là avec brio. Le changement a permis à l’ancien clermontois (après dix saisons passées en Auvergne) de retrouver une nouvelle jeunesse malgré ses 35 printemps, fêtés en octobre dernier. Si le jeu du Stade rochelais était déjà séduisant la saison précédente, Brock James a permis à cette jeune formation de franchir un cap en termes de maturité, s’imposant ainsi comme le patron incontesté et incontestable (22 matchs de Top 14, 19 titularisations, sans oublier 8 matchs de Challenge Cup dont 7 comme titulaire). Il a été à l’image de son équipe, s’appuyant souvent sur une grande confiance, notamment pour arracher, sur une pénalité après la sirène, la victoire sur la pelouse de Toulon. Excellent aussi en demi-finale du Top 14 avant d’être contraint de sortir du terrain en raison de crampes. Il aurait certainement mérité de figurer encore plus haut dans ce classement, mais ses échecs dans ses tentatives de but lors de la demi-finale de Challenge Cup face à Gloucester ne peuvent être occultés.

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Re: camille lopez

le Mer 19 Juil 2017 - 20:14
Guy Novès ne semblait plus penser à lui, relégué derrière Jules Plisson, François Trinh-Duc et Jean Marc-Doussain.

La vieillesse est un naufrage

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Re: camille lopez

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